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Actualité
La nomination au poste de premier ministre de Djanlaviin NARANTSATSRALT, 41 ans, maire d'Oulan-Bator depuis 1996, candidat du parti national-démocrate (principal parti de la Coalition au pouvoir) qu'avait d'abord refusé les socio-démocrates, a été finalement votée par 36 députés contre 21 le 9 décembre dernier, mettant un terme à six mois de crise gouvernementale. La formation du nouveau cabinet a duré près d'un mois : seuls N. Tuyaa (Relations extérieures) et S. Mendsaikhan (Nature et environnement) ont été rapidement approuvés par les députés, les sept autres ministres n'ont été nommés qu'en janvier. Il s'agit de Loghiin Tsog (Justice), Tchoidzanghiin Sodnomtseren (Agriculture et Industrie), Gavaaghiin Batkhüü (Infrastructures et Développement), Ch. Tüvdendordj Défense), A. Battör (Enseignement), S. Sonin (Santé et Sécurité sociale) et Ya. Otchirsükh (Finances). C'est un cabinet particulièrement francophone puisque Mme Tuyaa et M. Battör (qui était en poste à Paris il y a quelques années), parlent tous deux français. En contrepartie, c'est un économiste du PPRM, M. Enkhbold, qui a été élu maire d'Oulan-Bator. Le nouveau gouvernement aura à faire face à une situation financière qui s'est beaucoup détériorée en 1998 sous les effets conjugués de la crise économique en Asie et de la chute de près de 50% des prix du cuivre et du cachemire , ainsi que de l'or, principaux produits d'exportation mongols. Le déficit bugdétaire important s'est vu aggravé par la suspension d'un paiement de 45 millions de dollars, promis par le FMI et la Banque mondiale, après l'annulation de la fusion bancaire du printemps voulue par le FMI, mais à laquelle les anciens communistes du PPRM s'étaient farouchement opposés. Quant au tougrik, il a perdu environ 15% de sa valeur par rapport à la fin de l'année 1997, et s'échangeait au taux de 985 T pour un USD le 26/2/99.
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