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FOCUS : Résultats des élections législatives du 2 juillet 2000

  50,2 % des voix et 94,7 % des sièges pour les anciens communistes

Anda 39 - Octobre 2000

Les résultats définitifs des élections ont été communiqués le 14 juillet au président mongol par le Comité général électoral. C'est en effet au chef de l'Etat qu'il revient de fixer la date de la première séance du nouveau parlement et de le convoquer.

La participation a été de 81, 4 % (1 027 985), en nette baisse, comme on pouvait le penser, par rapport aux législatives de 1992 (95,6 %) et de 1996 (92,5 %). C'est dans un district d'Oulan-Bator que l'absention a été la plus forte, tandis qu'à Khovd, on enregistrait le taux record de 98,9 %.

Le Parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM) a obtenu 50,2 % des suffrages (72 élus) ; puis vient la Coalition d'union démocratique (essentiellement le Parti national démocratique ou PNDM), qui en a obtenu 13 % (un élu) ; le Nouveau Parti socialiste démocratique (NPSDM) de B. Erdenebat, patron de la compagnie minière Erel lui-même élu se place 3e avec 10,7 % des voix, passant devant le Parti social-démocrate (PSDM) qui en obtient 8, 9 % ; le Parti républicain de Djargalsaïkhan, patron de Buyan, progresse en s'assurant 4,1 % des suffrages, mais son chef n'obtient même pas 5 % des voix) ; le Parti du courage civique réunit 3,6 % des voix et parvient, grâce à la popularité d'Oyun, sur du ministre assassiné S. Dzorig, à gagner un siège ; le Parti démocratique de S. Erdene obtient 1,7% des voix ; les candidats indépendants obtiennent, à eux tous, 2,7% des suffrages et un élu : c'est bien plus que les neuf autres petits partis en lice (moins de 1 %, dont 0,8 % pour la "Grande coalition").

Le système de scrutin (majoritaire à un tour) permet ainsi au PPRM, avec un peu plus de 50% des voix de s'assurer une écrasante majorité des sièges (72 sièges sur 76). Rappelons qu'en 1992, il s'était assuré une majorité équivalente avec 54% des voix, et qu'en 1996, la Coalition d'union démocratique obtenait 50 sièges avec 47,2 % des suffrages, et le PPRM, avec 40, 6%, en avait 25.

L'éclatement de la Coalition et la multiplicité des partis a divisé les votes face aux anciens communistes qui, s'ils améliorent nettement leur score par rapport à 1996 (+10 %) , n'atteignent pas les 54 % réalisés en 1992, ni les 62 % obtenus lors des premières élections libres de 1990. En tant que force politique, ils sont toutefois à nouveau très loin devant les autres formations qui font, dans le meilleur des cas, 13 % à peine.

Du côté du PPRM, le meilleur score a été réalisé par L.Enebish, secrétaire général du PPRM , avec 80,6% des voix. Dans l'opposition, réduite à quatre députés, Dj. Narantsatsalt, ancien maire de la capitale et premier ministre éclair, réalise une belle performance au Gobi-Centre (Dundgovi), avec 63,6 % : il est le seul élu du PNDM. S. Oyun, qui n'avait pas rejoint le PSD (dont son frère Dzorig était membre) mais avait préféré fonder un nouveau parti, le Parti du courage civique, a été élue avec 50,9 % des suffrages dans l'aïmag oriental (Dornod). B. Erdenebat, ex-PPRM fondateur du Nouveau parti socialiste démocratique, est élu à Oulan-Bator avec 41,5 % des voix ; L. Gündalaï, non-affilié et quasi-inconnu, est élu à Khövsgöl (né dans ce même aïmag en 1963, ce médecin formé en Allemagne de l'Est est aujourd'hui dans les affaires et a fondé sa propre société en Allemagne).

Parmi les surprises, citons la défaite, à 2,8% des voix près, de R. Gontchigdordj, président (social-démocrate) du parlement, à qui les électeurs ont préféré Tch. Tchadraa, le président de l'Académie des sciences, celle de B. Djargalsaïkhan, le patron de la société Buyan, avec à peine 4 % des voix, ou encore celle du grand champion Kh. Bayanmönkh qui se présentait à Uvs sous l'étiquette du PNDM : son prestige de lutteur ne l'a apparemment pas sauvé puisqu'il n'a réuni que 2 % des voix. (EDN 6.07 et 20.07.00)

Le PNDM, principal parti de la coalition démocratique portée au pouvoir par les élections de 1996, est le grand perdant de ces élections. Ce mauvais score est dû, selon ses dirigeants, à la récente instabilité gouvernementale et aux spéculations sur l'assassinat de S. Dzorig et autres manoeuvres du PPRM durant la campagne électorale. Le forum du parti est prévu en septembre. Son ancien allié, le PSDM, ne regrette pas de s'être présenté indépendamment : les socio-démocrates améliorent en effet quelque peu leur score, et l'écart qui les séparait du PNDM s'est considérablement réduit. Mais n'ayant pu obtenir un seul siège, ils font désorrmais parti des formations non représentées au Grand Khural. Personne n'avait prévu une victoire si écrasante des anciens communistes. Selon une étude menée après les élections, les électeurs auraient été d'autant plus portés vers le PPRM que les attaques calomnieuses du PNDM et du Parti national démocratique se multipliaient contre lui vers la fin de la campagne électorale ; et certains candidats, pourtant bien placés dans les sondages, ont payé par leur défaite leur association à un parti dévalorisé. L'ancien ministre des infrastructures, Batkhüü, n'a même même pas obtenu 4,5% des voix (EDN 18.07.00).

Le nouveau Grand Khural (2000-2004)

La première session du parlement sorti des urnes le 2 juillet s'est ouverte le 19 juillet, sous la présidence de P. Djasraï, premier ministre sous la précédente législature PPRM (1992-1996), en sa qualité d'aîné des députés. Composé de 76 membres, dont seuls quatre n'appartiennent pas au PPRM, le nouveau Grand Khural National compte huit femmes ( S. Oyun, T. Gandi, N. Gherelsüuren, D. Arvin, D.Altaï, B. Dolgor, N. Bolormaa and D. Oyunkhorol). Vingt-et-un des députés sont d'anciens membres du parlement.

L'actuel secrétaire-général du parti, L. Enebich (né à Bulgan, 53 ans), a été élu président du Grand Khural. Il s'est engagé à uvrer pour le développement de la démocratie et de l'économie de marché "au sens véritable", en gardant les aspects progressistes et en corrigeant les défauts.

Le vote pour l'élection du président du parlement s'est déroulé, non à bulletins secrets comme précédemment, mais à mains levées, conformément aux amendements à la Constitution votés en décembre dernier et entrés en vigueur le 15 juillet, qui portent principalement sur le cumul des fonctions de député et de ministre Or la Cour constitutionnelle, réunie en première instance, avait considéré que les amendements étaient contraires à plusieurs lois et à la Constitution. Elle attendait depuis l'avis du parlement sur cette première décision pour, le cas échéant, se réunir en séance plénière et statuer définitivement. Mais, selon le président de la Cour, le parlement a délibérément négligé de lui notifier son avis.

L'affaire a retardé la nomination du premier ministre, point sur lequel s'opposaient en fait les deux grandes figures du PPRM, le président mongol N. Bagabandi et le chef du parti N. Enkhbayar. Il était clair que le président souhaitait voir son ami Ch. Otgonbileg, l'ancien patron d'Erdenet, nommé à la tête du gouvernement, contrairement à l'usage établi de nommer à ce poste le chef du parti vainqueur. Mais la conférence du PPRM tenue le 17 juillet s'est prononcée unaninement pour la candidature de N. Enkhbayar. Tout en décrétant que le nouveau parlement était établi conformément aux amendemants, et en déclarant soutenir le candidat du parti, le président Bagabandi a mis comme condition à la présentation --­ qui lui échoit ­ de cette candidature au Grand Khural que celui-ci considère tout d'abord la première décision de la Cour constitutionnelle relative aux amendements : c'était repousser d'un bon mois la formation du nouveau gouvernement. L. Enebich a insisté pour que le président présente au parlement la candidature, invoquant la validité des amendements en l'absence d'une décision définitive de la Cour constitutionnelle, et la règle de soumettre au Grand Khural dans les quinze jours le nom du candidat nominé par le parti majoritaire. Finalement, le président a agréé une résolution interprétant la constitution de façon à permettre, au moins provisoirement, la nomination d'un premier ministre. Les députés des trois partis d'opposition représentés au parlement n'ont pas manqué de protester contre ce qu'ils considèrent être une interprétation ad hoc et une violation de la constitution. Néanmoins, le 27 juillet, N. Enkhbayar a été officiellement nommé premier ministre.

Le problème de la discussion des conclusions de la Cour constitutionnelle n'était toujours pas réglé, et le même jour, une partie des députés PPRM en débattaient âprement, déclarant pour finir que la Cour avait outrepassé ses pouvoirs et violé l'article 66 de la Constitution, et que, de ce fait, le Grand Khural n'était pas tenu de discuter ses premières conclusions. Une telle décision bloquait la réunion de l'instance supérieure de la Cour qui attendait, pour se réunir, l'avis du Grand Khural. (Si la Cour invalidait les amendements, les divers ministres nommés entretemps devraient renoncer à leur siège de député, sièges qui feraient alors l'objet d'élections partielles.).Les trois députés d'opposition Dj. Narantsatsralt, S. Oyun et B. Erdenebat, quelques députés du PPRM ont voté contre cette décision (Ch. Otgonbileg, D. Demberel) ; D. Dembereltsetsen, ancien membre de la Cour constitutionnelle, s'est abstenu. (EDN 4, 18, 25, 26, 27, 28, 31.07.00).

Des badges ont été dessinés pour les députés nouvellement élus, comportant deux vajras d'argent entrecroisés avec au centre un motif soyombo plaqué or. (EDN 30.06.00)

Le nouveau gouvernement

Après consultation avec le président ­ le bureau du PPRM n'a en fait retenu qu'une des suggestions du président sur la réduction du nombre des portefeuilles ­, la composition du cabinet Enkhbayar a été facilement approuvée à la quasi unanimité par les députés, le 9 août.

Il comporte douze ministères, soit deux de plus que le précédent gouvernement, doté chacun d'un vice-ministre et d'un secrétaire d'Etat.

Les domaines du premier ministre sont particulièrement étendus : surveillance du territoire et contre-espionnage, radio et télévision nationales, stratégie économique, politique relative à la propriété de l'État, nomination des vice-ministres et des chefs d'agence gouvernementale, désignation du chef de la Police par son cabinet.

Après ratification de leur nomination par le parlement, N. Enkhbayar a tenu à rappeler aux membres de son cabinet qu'ils avaient été mis à leur poste au nom du parti. (EDN 31.07, 1-9.08.00)

Lors du 1er conseil des ministres, où il a été souligné que l'économie du pays n'était pas encore stabilisée, les tâches les plus urgentes ont été définies : préparation pour l'hiver, surtout dans les régions touchées par la sécheresse, ce qui suppose l'arrêt des naadam et autres festivités qui tendent à se multiplier ; création d'un système de protection du bétail contre les calamités naturelles, d'un réseau de secours d'urgence et d'une assurance pour le cheptel. L'accent a été mis aussi sur la lutte contre l'alcoolisme et le contenu violent ou immoral de certains médias, medias qui seront, dans cette perspective, l'objet de contrôles. (EDN 17,18.08.00)

(Nous publierons dans le prochain Anda une présentation détaillée des différents ministères mongols par G. Lacaze)

 

Bientôt, les élections locales. Les dernières (6 octobre 1996) avaient accordé une importante majorité au PPRM, quelques mois seulement après avoir reçu un camouflet aux législatives. Il sera intéressant de voir si les Mongols auront un vote différent de celui des législatives du 2 juillet et rééquiliberont le jeu politique. L'avantage n'est pas anodin : ainsi, lors des législatives, les chefs des 119 khoroo ou sous-districts d'Oulan-Bator, dont 105 sont membres du PPRM ont pris en main l'organisation des élections, bien que cette tâche revienne en principe aux gouverneurs, ce qui a suscité des protestations de la part des autres partis. (EDN 28.07.00)

Population

La population d'Ulan-Bator, passée de 27 % de la population totale en 1989 à 32,5 % en 2000 est aujourd'hui, selon les chiffres du recensement organisé en début d'année, de 777 400 habitants. Ce chiffre ne tient pas compte des milliers de provinciaux qui viennent étudier dans la capitale neuf mois par an (EDN 7.08.00). Rappelons que la population totale du pays est de 2 382 500 habitants.

Économie

Au 1er juin 2000, soit pour la période des cinq premiers mois de l'année, la production industrielle totale a été de 176 milliards de tougriks, soit une baisse de 4% par rapport à l'année précédente. Au 1er juin 2000, seules 60% des 14 millions de femelles reproductrices avaient mis bas. Le taux de survie du bétail nouveau-né était de près de 90% (7, 5 millions, soit 1,4 millions de moins qu'en 1999 à la même période). On dénombrait 1 261 400 têtes de bétail victimes du dzud, dont 78% dans les provinces du Gobi central (Dundgovi), d'Övörkhangaï, Dzavkhan, Uvs, Bayankhongor et la province Centrale (Töv). (EDN 26.06.00)

Durant les six premiers mois de l'année, le volume des échanges a été de 472 millions d'USD, représentant une augmentation des exportations de 52% et des importations de 35% par rapport à la période équivalente de 1999. Le déficit de la balance commerciale s'élève à 52 millions, soit 3 millions de moins qu'en 1999.

La production industrielle est stable (-0,6%) ; les 64 mines d'or ont produit davantage (+7%) . Le transport de fret et de passagers a augmenté, respectivement +12% et + 7%. Le chômage, qui touche à 54% des femmes, aurait baissé de 14%. Les réserves en devises atteignent 171 millions d'USD, soit 17 jours d'importation. (EDN 17, 24, 28.07.00)

De mai 1999 à mai 2000, l'inflation a augmenté de 15,5% , en raison notamment de l'augmentation du coût de la viande à cause du dzud. (L'inflation, qui avait amorcé sa décrue en 1993, était tombée à 17% en 1997 et jusqu'à 6% en 1998 ; en 1999, elle était à 10% .). L'augmentation du PIB, stabilisé en 1996, devrait être cette année de 3 à 4% (EDN 5, 25.05.00 et 19.06.00).

Agriculture

Selon un rapport du ministre de l'Agriculture concernant la précédente législature, 40% de la population active travaille dans le secteur agricole (élevage et agriculture), qui produit 30% du PIB et assure 30% des exportations. La "révolution blanche" a permis de promouvoir et d'améliorer la production et la distribution de laitages, et la "révolution verte" a contribué au renouveau de la production agricole qui n'a cessé de décliner depuis 1990. Le souci cet été est la sécheresse qui menace la qualité de la prochaine récolte. La campagne de reconstitution des troupeaux décimés par le dzud est en cours. (EDN 22.06.00)

Selon un député du PNDM représentant une circonscription de la Selenghe, principale zone agricole du pays, interviewé en mai dernier, "la terre doit devenir la propriété des agriculteurs". La terre est une grande richesse économique, soulignait-il, et, dans les pays développés, elle est privée, c'est le capital le plus précieux. Il s'agit de privatiser 1,5% du territoire, le seul sol occupé par l'agriculture et les villes. Si cette fraction du territoire était privatisée, cela serait économiqueemnt très important. On pourrait emprunter avec comme garantie la terre par exemple. Ce droit ne concernerait que les citoyens mongols , comme l'indique la constitution. Mon parti veut cette privatisation des terres agricoles, qui doivent être la propriété des agriculteurs.

Concernant ce qui avait été fait pour ce secteur en crise par le gouvernement de Coalition, le député indiquait que le secteur agricole était un secteur comme les autres, qui devait fonctionner selon les lois du marché. Réclamer constamment de l'aide à l'Etat est inutile. Avant les années 1990, ce secteur fonctionnait à perte, même s'il semblait y avoir toujours plus de récoltes Ces quatre dernières années, estimait-il, nous nous sommes donné pour objectif de privatiser rapidement les entités économiques agricoles, de leur donner un maître. Nous y sommes parvenus. A présent, nous travaillons avec profit en comptant sur nos propres forces, sans plus recevoir notre essence et nos semences de l'Etat : quand c'est son propre bien, chacun est responsable du travail agricole, de la vente, de la production etc. Il y a quand même eu un soutien de l'État, qui a réduit les impôts sur les revenus des agriculteurs de 50% et qui par ailleurs, soutient les ventes grâce à une politique des taxes douanières. Ainsi, du 1er septembre au 1er avril de l'année suivante, les taxes sur les importations de pommes de terres, farine, légumes et autres aliments augmentent de 15%. En fait, aucun autre secteur en Mongolie n'est autant aidé, concluait ce député. (ÖS 9.05.00)

Mines

Une très importante entreprise de zinc mongolo-chinoise, que d'aucuns comparent à un second Erdenet, fleuron de l'industie mongole construit dans les années 1970, est en construction dans l'aïmag de Sükhbaatar, à Tömörtiin-Ovoo. C'est la première société mixte mongolo-chinoise de cette taille, et la première à opérer selon la nouvelle loi sur les minerais. Elle emploiera 500 personnes et rendra la province financièrement autonome. L'entreprise produira annuellement du zinc pour une valeur estimée 17 à 18 millions de USD. La Chine sera le principal client de l'entreprise, qui devrait entrer en opération dans trois ans. (EDN 12.04.00)

Pétrole

Une entreprise pétrolière mixte mongolo-kirghize devait mettre en opération cet été une petite raffinerie de pétrole dans l'aïmag d'Orkhon. (EDN 28.07.00)

Dzud et sécheresse

Le dzud de cet hiver, précédé d'une sécheresse, a été malheureusement suivi d'une nouvelle sécheresse cet été. (Une sécheresse avait aussi précédé le dzud de 1967-1968, qui avait touché une centaine de provinces et avait causé la perte de près de 4 millions de têtes de bétail ­ notons que le grand dzud de 1944 avait causé deux fois plus de pertes.) En juin , de nombreux lacs et rivières étaient à sec, ce qui ne s'était pas vu depuis les années 1980. Une situation de sécheresse ou de quasi sécheresse touchait fin juillet près de 70 % du territoire (les trois provinces de Gobi, le sud de Bayankhongor, des zones de Khovd, Dzavkhan et Gobi-Altaï), seuls le Khentii, le nord-ouest et le bassin de la Yeröö à Selenghe étant épargnés. Les pluies continues qui se sont abattues début août et ont été deux à cinq fois plus importantes que la moyenne ont amélioré la situation, mais certaines régions, représentant environ 20 % du pays, demeuraient dans une situation de sécheresse (Gobi, Sükhbaatar, Dzavkhan). (EDN 14 et19.06, 9 et 15.08. 00)

Loups

Les loups de plus en plus nombreux ont conduit les autorités de la province du Gobi-Sud à conduire un mois de battue ; des éleveurs venus de huit districts ont tué 50 loups et plus de 200 louveteaux. Les éleveurs ont touché une récompense de 400 000 tougriks.

Par ailleurs, une association de protection du cheptel contre les loups indiquait récemment que les loups avaient particulièrement augmenté depuis quelques années, passant de 35 à 45 000 individus en 1985 à environ 120 000 (estimation) actuellement. L'association estime qu'un loup dévore quelque 50 moutons ou chèvres par an, et elle organise des battues tous les deux ans, généralement en hiver, au moment où les loups descendent vers les basses terres. (EDN 14.06 et 4.07.00)

Cerfs

Le président d'une association mongole pour la protection des cerfs, D. Enkhtüvchin, a indiqué qu'un recensement de la population de cerfs avait été commencé le 15 juin dernier. On sait déjà, dit-il, qu'environ 30% des cerfs de Mongolie vivent dans les provinces Centrale (Töv), Arkhangaï, Khövsgöl et Bulgan. Le nombre d'individus a baissé : de 130 000 en 1985 à 90 000 en 1995, et le recensement en cours devrait révéler une diminution très importante; le cerf aurait même complètement disparu de certains de ses territoires les plus traditionnels tels que Khögnökhaan ou Khutag-Öndör. La cause en est le braconnage. Récemment, un programme de protection du cerf a été mis en place par le gouvernement, dont la première étape a été d'étudier la population. Dans une deuxième étape, des zones protégées devraient être établies, et l'élevage du cerf développé. (EDN 06.07.00)

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