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N. Bagabandi réélu président de Mongolie
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N. Bagabandi réélu président de la république de Mongolie avec 58% des suffrages

Election présidentielle du 20 mai 2001. Pour la 3e fois depuis 1992, année où fut adoptée la nouvelle constitution démocratique, les Mongols étaient appelés à élire au suffrage universel direct leur président de la république pour un mandat de quatre ans. Rappelons que lors de la première élection présidentielle (juin 1993), les électeurs avaient porté au pouvoir avec 58% des voix P. Otchirbat, le président sortant (précédemment nommé par le parlement bicaméral de 1990-1992), qui avait choisi de défendre les couleurs des jeunes partis démocrates d'opposition ; l'élection présidentielle de mai 1997 avait ramené à ce poste un candidat du parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM), N. Bagabandi, avec 61% des suffrages.

En raison de la nature parlementaire du régime politique mongol, les enjeux des présidentielles sont moindres que ceux des législatives, qu'elles suivent d'ailleurs d'un an. Bien qu'il revienne au président en exercice de choisir le premier ministre dans le parti ayant obtenu le plus de suffrages, on sait que ce sont les députés, grâce à leur possibilité de contrecarrer le veto du président à la majorité qualifiée des deux tiers, qui ont le dernier mot (la dispute entre le président Bagabandi et le parlement sur les amendements à la constitution qui autorisent les députés à détenir concurremment des portefeuilles ministériels en est une illustration). Toutefois, comme on l'a vu sous le gouvernement de coalition démocratique (1996-2000), le président est en mesure de gêner l'action des députés et du gouvernement.

Cette-fois-ci, en accordant dès le premier tour, avec 58 % des voix, une confortable majorité au président sortant, Natsaghiin Bagabandi, représentant du PPRM vainqueur des législatives 2000, contre 36,5% seulement au candidat du PDM (parti démocrate mongol), les électeurs ont rejeté la possibilité d'une nouvelle cohabitation entre anciens communistes du PPRM et nouveaux partis démocratiques, qui s'était installée en 1993 (avec inversion des rôles en 1997). Aucune des deux grandes mouvances n'avait jusqu'à présent gagné à la fois les législatives et les présidentielles. Malgré l'appel de certains - dont des membres du PPRM - à élire un président issu de l'opposition afin de compenser la surreprésentation du PPRM à la chambre, la majorité des électeurs a finalement préféré concentrer tous les pouvoirs dans les mains du parti majoritaire à la chambre, pour éviter sans doute l'instabilité gouvernementale que la Mongolie a connue en 1998-2000 quand le président et le PPRM obstruaient l'action du gouvernement de coalition.

Seuls les partis représentés au Grand Khural national étant autorisés à présenter un candidat à la présidentielle, étaient concernés cette fois-ci : le PPRM (détenteur de 72 des 76 sièges au parlement) ; le parti démocrate mongol (PDM), fondé en décembre 2000 par la fusion des membres de l'ancienne coalition démocratique au pouvoir (parti national démocratique mongol et parti social-démocrate notamment) et du parti de la renaissance de D. Byambasüren ; le parti du courage civique de S. Oyun ; et le nouveau parti socialiste démocratique mongol (NPSDM) de B. Erdenebat, ces trois derniers disposant chacun d'un siège. Le NPSDM ayant décidé fin mars de soutenir le candidat du PPRM, trois candidats étaient finalement en lice :
- le président sortant, N. Bagabandi, né en 1950 dans la province Dzav-khan, ingénieur de formation. Il a finalement été désigné le 26 mars à l'unanimité par la conférence du PPRM pour défendre cette fois encore les couleurs des ex-communistes. Chef d'une des mouvances au sein du PPRM, Bagabandi aurait pu se voir préférer l'ancien premier ministre P. Djasraï, ou L. Enebich, le secrétaire-général du parti, chef d'une autre mouvance, mais celui-ci n'a pas montré d'empressement à abandonner la présidence du parlement. En dépit de la mésentente notoire entre Enkhbayar, président du parti et actuel chef du gouvernement, et Bagabandi, qui avait refusé sa nomination comme premier ministre après la victoire du PPRM aux législatives 2000 (s'appuyant sur une décision de la cour constitutionnelle contre le cumul des mandats), il n'a fallu qu'un quart d'heure au premier ministre Enkhbayar pour convaincre les 244 membres de la conférence du parti d'endosser la candidature de N. Bagabandi. Les différentes factions au sein du PPRM s'étaient probablement accordées au préalable sur ce choix.
Outre le soutien de son parti et celui du NPSDM (qui avaient obtenu respectivement 50,2% et 10,7% des voix aux législatives 2000), N. Bagabandi pouvait aussi compter sur celui du parti uni traditionnel (conservateur) de Khürelbaatar et sur celui du parti de l'unité de N. Nyam-Osor.
- le candidat du parti démocrate mongol (PDM), fondé en décembre 2000 à l'initiative des deux principaux partis de l'ancienne coalition, était Radnaasümberel Gontchigdordj. Né en 1953 dans l'Arkhangaï, ce mathématicien de renom, fils d'un ex-moine lettré, a été président du Petit Khural (1990-1992) puis du Grand Khural national (1996-2000). Il était jusqu'à la fusion de décembre dernier le dirigeant du parti social-démocrate (PSDM).


R. Gontchigdordj a été désigné par le parti démocrate mongol à l'issue d'un marathon électoral qui s'est déroulé du 3 janvier au 4 mars au sein des comités locaux, dans lequel il était opposé à une autre grande personnalité du parti démocrate, M. Enkhsaïkhan, qui fut le premier chef de gouvernement de la coalition démocratique, lui-même membre de l'ancien parti national démocratique (PNDM) qui était largement majoritaire au sein de cette coalition.
Notons que les règles du parti démocrate ont été modifiées pour inclure d'office dans le comité directeur du parti les anciens présidents des cinq partis fondateurs, ainsi que d'anciens premiers ministres et présidents de la nation : c'est ainsi que le premier président élu au suffrage universel P. Otchirbat, mais aussi R. Amadjargal, D. Byambasüren, M. Enkhsaikhan et Ts. Elbegdordj, ou encore R. Gontchig-dordj sont membres d'office du comité, de même que D. Dorligdjav, président du parti démocrate, Dj. Narantsatsralt et S. Mendsaïkhan, les vice-présidents, Dz. Enkhbold, le secrétaire-général, ainsi que le député L. Gündalaï, seul élu non affilié lors des dernières législatives, qui a rejoint depuis le parti démocrate mongol où il préside l'une des 8 commissions (lois).
Le PDM fait état d'environ 100 000 membres (soit un peu moins que le PPRM qui en avance 118 000). R. Gontchigdordj pouvait aussi compter sur l'appui du parti Vert, si l'on se réfère à l'accord passé avec ce parti au début de l'année.
- le troisième candidat en lice, L. Dachnyam, était présenté par le parti du courage civique (PCC). Né en 1943 dans l'Arkhangaï, spécialiste en relations économiques internationales à l'Institut d'histoire de l'Académie des sciences de Mongolie, il a été vice-président du Grand Khural et conduisait, aux dernières législatives, la liste du Parti pour la Mongolie. Cette candidature n'allait pas de soi. Le soutien du parti du courage civique paraissait en effet initialement acquis au candidat du parti démocrate, R. Gontchigdordj. La vive opposition de certains membres influents du conseil politique du parti du courage civique (Dz. Naranmandakh, Kh. Khulan et L. Erdenetuul) a fait pourtant préférer, après plusieurs jours de discussion, la nomination d'un candidat propre. Fondé en mars dernier, ce parti est présidé par S. Oyun (sœur de S. Dzorig, ministre des Infrastructures assassiné en octobre 1999, membre du PSD mongol). En juin 2000, le parti du courage civique avançait 40 000 membres et sympathisants. Lors de la réunion de son comité national en février 2001, ce parti s'est défini comme un parti conservateur prônant le développement d'une classe moyenne forte par le biais d'une fiscalité appropriée, et a insisté sur le besoin de développer en Mongolie une troisième force politique.

Un amendement à la loi relative aux élections présidentielles, introduit en janvier dernier, avait interdit l'organisation de festivités culturelles ou sportives ou toute autre manifestation durant la campagne électorale (certains ont d'ailleurs porté plainte contre ce qu'ils considéraient être une atteinte aux libertés fondamentales).
Selon un sondage réalisé en mars dans la capitale et quelques provinces, le candidat du PPRM était le grand favori de ces élections, et seuls 30% des personnes interrogées se prononçaient en faveur de R. Gontchigdordj, tandis qu'à peine 4% soutenait le candidat du parti du courage civique ; au fur et à mesure de la campagne, l'écart semblait s'être un peu réduit entre les candidats du PPRM et du PDM. Notons qu'une dizaine de jours avant les élections, le PDM s'était vivement élevé contre ce qu'il jugeait être un évident favoritisme des médias d'Etat vis-à-vis du candidat du gouvernement, allant jusqu'à menacer de retirer son candidat.

Ils ont été 1.110.000 électeurs à voter, soit un taux de participation de 82,94% (un peu supérieur en province : 83,38%, contre 81,94% dans la capitale). Ce taux est légèrement plus faible que lors de la présidentielle de 1997 (près de 85%), mais ce fléchissement n'est pas comparable à la baisse de participation observée aux dernières élections législatives, où la participation a été de 81,4% contre 92,5% aux législatives de 1996, ni à celle des élections locales d'octobre 2000, qui n'ont déplacé que 61% des électeurs. Le scrutin a été suivi par des observateurs de 31 nations, et par 26 correspondants de presse étrangers.


Les résultats officiels datés du 25 mai (publiés dans Ö. S. le 31 mai) donnent N. Bagabandi vainqueur avec 58,13% des voix, tandis que R. Gontchigdordj recueille 36,53 % des suffrages, et L. Dachnyam 3,54%. Dans leur aïmak d'origine, les deux premiers candidats ont été massivement soutenus : le Dzav-khan a voté à 70% pour le président sortant, et l'Arkhangaï à -69,4% en faveur de R. Gontchigdordj (mais a boudé L. Dachnyam, l'autre enfant du pays, qui n'a obtenu que 2,35% des suffrages). Le vote N. Bagabandi/PPRM est particulièrement important en région de gobi (Dornogobi, Dundgobi, Gobialtaï, Gobisümber, Ömnögobi) mais aussi aux extrémités occidentale (Khovd) et orientale (Sükhbaatar) du gobi, ainsi que dans la province centrale (Töv) et le Bulgan. Il n'y a pas toutefois adéquation entre le vote pro-PPRM aux législatives de juillet 2000 et le vote pro-Bagabandi en mai 2001, la personnalité des candidats étant un élément important dans le vote. Ainsi, l'aïmak Selenghe, qui avait voté à près de 72% - soit 20% de plus que la moyenne nationale - pour les candidats du PPRM aux dernières législatives, a voté cette fois-ci à 57,4% pour N. Bagabandi, soit un peu moins que son score final. En revanche, le Gobi-Centre (Dundgobi), qui avait infligé au PPRM son plus mauvais résultat lors des législatives (38%), a accordé cette fois-ci au candidat du PPRM le score maximum (70,2%).


Quant aux aïmaks où le candidat du parti démocrate a obtenu des résultats supérieurs au score national, ils sont peu nombreux : outre son natal Khangaï-Nord (Arkhangaï, 69,4%), le Khangaï-Sud (Övörkhangaï, 42,10%), le Khövsgöl (45,65%), l'Orkhon, aïmak récent établi autour du grand complexe minier d'Erdenet (45,1%), et le Bayankhongor (40,8%).
Toutefois, globalement, le vote de la province rejoint celui d'Oulan-Bator (respectivement 58,14% et 58,12% en faveur de N. Bagabandi). Dans les neuf districts de la capitale, les différences entre les résultats ne sont pas aussi criantes qu'en province: N. Bagabandi obtient en moyenne entre 56% et 60% des voix ; seuls Nalaïkh et Baganuur s'écartent de la moyenne, le premier en accordant 65% des voix à Bagabandi, le second en partageant mieux ses faveurs entre ce dernier (47,8% des voix) et le candidat du parti démocrate (46,1%). Le seul décalage notable dans les votes de la capitale et de la province concerne le candidat du parti du courage civique, qui a obtenu davantage de voix à Oulan-Bator (4,64%) que dans les tous les aïmaks confondus (3,06%).
L'écart entre le candidat du PPRM et celui des nouveaux partis démocratiques est très proche - mais inverse - de celui qu'on a pu observer lors de l'élection présidentielle de 1993 où P. Otchirbat avait réuni 58% des voix. Par rapport à celle de 1997, gagnée par N. Bagabandi avec 61% des voix contre le même Otchirbat (30%), Bagabandi cède quelques points, mais R. Gontchigdordj fait mieux que n'avait fait alors P. Otchirbat.
Si l'on compare ces résultats de mai 2001 à ceux des législatives 2000, N. Bagabandi réunit presque le total des voix (60,9%) obtenues en 2000 par le PPRM et le NPSDM dont il était le candidat.
Quant au 36,5% obtenus par R. Gontchigdordj, ils constituent un progrès important pour les démocrates au regard des 22% de voix totalisés par les ex-partenaires de la coalition démocratique (et qui leur a donné un siège au Grand Khural). La politique d'union mise en place par ces derniers à la suite de leur déconfiture aux législatives de juillet, puis aux élections locales d'octobre, a donc porté ses fruits lors de cette présidentielle. En revanche, le parti du courage civique, qui avait obtenu en juillet dernier 3,6% des suffrages - et s'était assuré également un siège - ne progresse pas.
Le résultat est toutefois largement insuffisant pour donner à l'opposition un quelconque levier dans la politique mongole d'ici les prochaines législatives (2004).
Pour les anciens communistes du PPRM, cette dernière victoire qui s'ajoute à un monopole de fait du législatif (95% des sièges) leur donne le contrôle du pays. Les seules difficultés pourraient venir d'une aggravation de la tension entre le premier ministre Enkhbayar et le président Bagabandi au sein du parti lui-même. Certains s'interrogent, en se remémorant le PPRM de l'époque communiste, sur sa capacité à gérer démocratiquement ces pouvoirs étendus que la majorité des électeurs mongols viennent de lui rendre. La période à venir montrera si l'ex-parti unique, que les circonstances ont déjà contraint de promouvoir, sous la houlette du FMI et de la Banque mondiale, une politique économique libérale bien éloignée de ses principes passés, a aussi accompli sa révolution démocratique intérieure.
(M.-D. Even, d'après EDN 3, 8, 22/01, 13, 22, 23 et 28 /03, 2-18 et 25/04, 10, 21, 22/05/01, AFP du 20 et 21/05, Ödriin sonin du 31/05/01).

Parallèlement à l'élection présidentielle du 20 mai, une élection partielle s'est tenue à Dzavkhan (constitution n° 22) à la suite du décès du député Ch. Otgonbileg dans l'accident d'hélicoptère du 14 janvier dernier. On attendait une confrontation entre majorité et opposition. Toutefois, après que l'ancien président mongol P. Otchirbat eut décidé de se porter candidat pour le parti démocrate, le PPRM choisit de présenter, non le gouverneur local Batmönkh, dont il avait été question, mais Dandzan-dardjaghiin Tuyaa, veuve du député défunt, sans expérience politique, ce qui changeait la donne. P. Otchirbat et le candidat du parti du courage civique ont alors retiré leur candidature, par égard pour la veuve, et l'élection de cette dernière sans coup férir (97,1% des suffrages) a porté à neuf le nombre de femmes députés au Grand Khural.
Ce n'est pas la première fois que le fait se produit ; une loi non écrite tend depuis 1997 à transmettre le siège d'un député décédé à un membre de sa famille, par respect vis-à-vis des proches du défunt et pour préserver l'équilibre politique préalable, comme le demanda le PPRM lors du décès de S. Gontchig en 1997 ; il ne rendit pourtant pas la pareille à la coalition démocratique lors du décès de M. Tchimedtseren et en profita pour modifier à son avantage le rapport des forces politiques au Grand Khural ; après l'assassinat de S. Dzorig, membre de la coalition démocratique, en octobre 1998, sa cadette Oyun fut, elle aussi, aisément élue à la partielle qui s'ensuivit. Si l'Etat accepte ce fait, à quoi bon alors organiser de coûteuses élections partielles, se demandait un quotidien mongol : ce " raccourci vers la députation " ne serait-il pas plutôt, ajoutait-il, un accroc à la démocratie.
(EDN 23, 24, 25/04, 3 et 22/05/01, Ödriin sonin 8/05/01)

 

Politique intérieure

Errata. Contrairement à ce qui était indiqué dans Anda 40, p. 8, ce n'est pas le nouveau parti socialiste démocratique mongol (NPSDM) d'Erdenebat (patron de la compagnie Erel) " qui a fusionné début décembre dans le parti démocrate ", mais le parti démocratique fondé en 2000 par S. Erdene. Il a par ailleurs été question en début d'année d'un projet de fusion entre le parti du courage civique, le parti républicain et le NPSDM, mais ce projet ne s'est pas pas concrétisé, et le parti du courage civique a décidé de présenter son propre candidat à la présidentielle, tandis que le NPSDM annonçait le 23 mars son soutien au candidat du PPRM.

Le 23e congrès du PPRM (28 février 2001)
Le parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM), qui détient actuellement le législatif et l'exécutif, a commencé ses travaux le 28 février 2001 dans le palais du gouvernement. (Le parti communiste de la Fédération de Russie, le parti de l'Unité de la Fédération de Russie et le parti communiste chinois étaient représentés. Du côté mongol, plusieurs partis dont le parti démocrate, le parti du courage civique et le NPSDM, avaient envoyé des représentants à la séance inaugurale.) Les membres du PPRM ont augmenté de 22% en 2000, pour atteindre 118 000 : 33% ont entre 18 et 35 ans, 56% entre 35 et 60 ans. Parmi les 625 délégués attendus au 23e congrès, moins de 13% entrent dans la première catégorie, tandis qu'ils sont 83% dans la seconde, les femmes étant 13,6%.
Un éventuel changement d'appellation du parti, largement évoqué dans les médias et que n'ont pas manqué de soulever plusieurs délégués, n'a finalement pas été discuté. En effet, s'appuyant sur un sondage interne selon lequel 60% des membres souhaitaient garder au parti son nom, la 11e conférence (l'ancien comité central) du parti avait déjà opté pour le maintien du nom " parti populaire révolutionnaire mongol ". Rappelons que le qualificatif " révolutionnaire " a été ajouté au 3e congrès de 1924, l'appellation initiale adoptée lors de la fondation du parti en 1920 étant " parti populaire mongol " (appellation aujourd'hui utilisée par un petit parti, un moment fondu dans le PPRM, qui est en cours de réorganisation et a pour président, depuis le 21 mai 2001, D. Nindj : cf. EDN 28.03.00 et 21.05.01).
En ce qui concerne le choix des dirigeants du parti et des membres de la conférence, le congrès a reconduit ceux qui l'avaient mené à la victoire en 2000 : N. Enkhbayar, président, et L. Enebich, secrétaire-général. Le conseil de direction (l'ancien presidium) passe de 11 à 15 membres. La conférence nouvellement élue comporte 244 membres, qui ont tenu leur première session dans la foulée du 23e congrès. Elle s'est soldée en particulier par une volonté affichée de coopération avec les autres partis, et par de nouvelles excuses présentées à la nation pour les atrocités commises par le PPRM durant les années de répression. Le PPRM met cette répression sur le compte de l'" affaiblissement " du parti dominé par Kh. Tchoïbalsan, les autres dirigeants ayant tous été écartés ou exécutés. En revanche, le PPRM ne remet pas en question la période de Yu. Tsedenbal : le secrétaire du parti, Ö. Enkhtövchin, qui s'était pourtant montré critique à l'égard des anciens responsables communistes au moment de leur mise à l'écart dans les années 1980, appuie aujourd'hui leur réhabilitation.
(EDN 27 et 28/02, 5 et 6/03, 9.04.01.)

 

Vie législative

 

Réforme du statut de la terre. La session de printemps du Grand Khural, qui s'est ouverte le 5 mai et a été écourtée par l'élection présidentielle, devait discuter 28 projets de loi, dont une révision de la loi sur la terre adoptée en 1994. Selon le responsable du Bureau de gestion des terres, D. Ganbat, si la terre a été durant des siècles la propriété de la nation, les transformations en cours dans la société et son développement futur demandent de reconsidérer les relations foncières, de créer un environnement légal dans ce domaine et d'introduire des réformes.
Les législateurs distinguent plusieurs catégories de terrains :
- les possessions individuelles telles qu'enclos de yourtes et parcelles jardinées privées, aux alentours des villes et villages,
- les terrains avec immeubles appartenant à des entités économiques, les constructions, terres arables et canaux d'irrigation privés,
- les puits, les points d'eau, les jardins maraîchers et les terres arables, conséquence d'initiatives personnelles,
- les camps de touristes, hôtels et lieux de villégiature à l'écart des villes
- les exploitations familiales d'élevage de bétail, de volaille, de porcs ou de production de miel.
Les avocats de la privatisation de la terre soulignent qu'elle modifiera l'attitude des individus et des sociétés, les rendra plus sensibles à leur environnement, permettra de faire circuler des biens fonciers, de les louer ou de les hypothéquer, de les transmettre à ses descendants ou de les vendre, etc., et complètera le processus de transition à l'économie de marché.
En revanche, pour le ministre de l'environnement Barsbold, inquiet de la corruption existant dans le domaine foncier, la privatisation de la terre n'est pas souhaitable actuellement. Les privatisations précédentes, mal faites, n'ont pas été, selon lui, bénéfiques. Il convient de réformer les relations foncières, de tenir un registre des terres et d'accorder des autorisations.
Le projet de loi envisage le prélèvement d'une taxe foncière, plus élevée dans la zone centrale du pays que dans les régions excentrées, afin de mettre un frein à la grande migration vers les villes. Les personnes désireuses de s'installer dans la capitale ou la zone centrale seront imposées en conséquence, tandis que les éleveurs des régions excentrées seront encouragés. Les pâturages resteront dans le domaine public. Les responsables de district et de province signeront des contrats annuels pour l'usage des pâtures ; ceux qui n'auront pas d'autorisation ne pourront demeurer sur les terres qu'ils occupent. D'ores et déjà, indiquait le ministre, une quarantaine de familles a dû quitter la zone de Gachuurt.
Selon D. Ganbat, la loi de 1997 sur les droits de propriété, toujours valide, réglemente les droits de propriété foncière. Le paiement de droits pour l'usage des pâtures naturelles est un principe nouveau. Près des villes et dans les zones surpâturées, les droits à payer seront plus élevés, de même que pour les compagnies exploitant le sol et dont les activités sont nuisibles à l'environnement. Il est d'ailleurs prévu qu'une partie des droits perçus soit affectée à la protection de l'environnement. Les droits pour les terres arables seront fixés au niveau minimum pour une région donnée. Les terres en jachère ne seront pas soumises au paiement de droits.
(EDN 9, 23.03,12.04, 17.05.01)

 

Loi sur le statut des étrangers. Selon les amendements à la loi de 1992 et 1993 sur le statut de étrangers, votés à la session d'automne et entrés en vigueur le 1er janvier 2001, les étrangers se rendant en Mongolie à l'invitation de personnes ou d'organismes privés doivent être enregistrés par l'organisme invitant auprès du nouveau Bureau d'enregistrement civil du ministère de la Justice et des Affaires intérieures dans les 7 jours qui suivent leur arrivée et, s'ils se rendent dans une ville ou district de province pour plus de 7 jours, être enregistrés auprès du bureau de police local. En cas d'infraction à cette règle, l'étranger en situation irrégulière comme l'organisme invitant auront à payer une amende allant de 300 000 à un million de tougriks. Cette règle ayant suscité les plaintes de nombreux voyagistes, le parlement a modifié la loi en imposant cette contrainte aux étrangers passant plus de trente jours en Mongolie. Selon un autre amendement, les bureaux militaires des frontières ne sont plus compétents pour accorder des visas de transit, d'entrée ou de sortie ; en cas de nécessité, un représentant du ministère des Affaires étrangères auprès du bureau militaire peut délivrer un visa de transit ou d'entrée.
(EDN 8/01, 22/02, 29/03 et 24/05/01)

 

Fin de la dispute constitutionnelle. Après un dernier échange de lettres faisant état des divergences respectives entre la cour constitutionnelle et le parlement, la première continuant à réfuter le droit du parlement à interpréter la constitution (mais ne rejetant plus désormais les fameux amendements adoptés à la quasi-unanimité par le parlement en décembre 1999) et le second à considérer que la cour s'occupait de ce qui ne relevait pas de sa juridiction, les amendements ont finalement été approuvés et marqués du sceau de l'Etat le 28 mai par le président Bagabandi, jusqu'alors très réticent mais qui venait tout juste d'être réélu avec le soutien du PPRM. Ces amendements, résultat d'un consensus entre les partis représentés au Grand Khural, visent à renforcer le pouvoir du parlement.
Par exemple, celui-ci pourra appouver directement la nomination d'un premier ministre si celle-ci n'est pas approuvée dans les 5 jours par le président (N. Bagabandi avait pris un malin plaisir à refuser la nomination de 11 premiers ministres sous le gouvernement de coalition, et avait aussi tardé à approuver celle de N. Enkhbayar lui-même l'été dernier).
Le président a annoncé qu'il nommerait un comité pour préparer une loi sur les amendements constitutionnels.
Le règlement de la dispute a aussi permis de nommer enfin les deux membres qui, depuis une dizaine de mois, faisaient défaut à la cour constitutionnelle, constituée de 9 membres. Ils ont été nommés par le parlement sur proposition de la cour : il s'agit d'une juriste universitaire de 42 ans et d'un avocat de 47 ans.
(EDN 8, 17, 24, 29/05 et 04/06/0 , MM 6/06/01)

Le comité des droits de l'homme de l'Union interparlementaire s'intéresse aux inculpations de trois parlementaires mongols membres de la coalition démocratique, " en violation de leurs droits ", pour corruption dans l'affaire du casino Mon-Macao en octobre 1998, au lendemain du meurtre du ministre des Infrastructures S. Dzorig, et se propose d'envoyer un groupe de travail en Mongolie. (EDN 20/06/01)

 

Relations extérieures

 

Stanley Fischer, l'un des responsables du FMI, a fait part au premier ministre Enkhbayar de son appréciation des efforts de la Mongolie pour réformer ses structures économiques, et l'a assuré du soutien du FMI dans cette stratégie de privatisation, de réforme du secteur énergétique et de relations économiques de marché.
Par ailleurs, Tch. Ulaan, ministre de l'Economie et des Finances, était à Washington début mai où il a rencontré des responsables du FMI et de la Banque mondiale. Un accord portant sur un prêt de 34 millions de USD a été signé avec ces deux institutions. Il sera affecté à l'amélioration des transports en Mongolie. (EDN 20/02, 4/05/01)

Réunion des donateurs. Organisée par la Banque mondiale et la Mongolie, la réunion consultative des pays et organismes donateurs s'est tenue à Paris les 15 et 16 mai dernier avec pour mot d'ordre " Unissons nos efforts pour alléger la pauvreté ".
Depuis 1991, date de la première réunion à Tokyo en 1991, et au cours de la décade suivante qui a connu six autres réunions à Tokyo et une à Oulan-Bator, c'est 2,6 milliards de USD qui ont été promis en aides et prêts à la Mongolie, dont 1,9 milliard a été effectivement reçu. Une grande partie (37%) a été affectée aux infrastructures (secteur énergétique, routes, communications, services municipaux), 23% à la gestion financière et économique, 16,5% aux infrastructures sociales (éducation, santé), 11% au développement agricole et industriel, 13% à des secteurs variés. C'est la Banque asiatique de développement (BasD) qui a accordé la majeure partie des aides et prêts promis (40%), suivie du Japon (26%), de la Banque mondiale (18%) et de l'Allemagne (6%).
Une trentaine de pays et organisations internationales étaient présents (dont la Russie, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Canada). La délégation mongole, conduite par Tch. Ulaan, ministre de l'Economie et des Finances, comptait 19 membres. Tch. Ulaan avait rencontré au préalable le directeur de la Banque mondiale chargé de la Mongolie, le chef de la délégation japonaise, le représentant du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement et le responsable des programmes de la BAsD.
Dans son rapport, le ministre mongol a insisté sur l'importance de ces réunions pour garantir les réformes démocratiques et la restructuration économique en cours en Mongolie. Il a déclaré que la libéralisation économique nationale devrait acccélerer le processus de mondialisation, et qu'il s'agissait pour les pays non développés de ne pas " rater cette occasion ".
Cette année, les donateurs ont été une quinzaine à promettre leur assistance pour un montant total de 330 millions de USD à utiliser au cours des 12 mois à venir, qui se répartissent également entre prêts à conditions de faveur et subventions. (En 1999, 320 millions avaient été promis pour les 18 mois suivants.) Pour le ministre Tch. Ulaan, c'est un succès, et la Mongolie le doit à sa stabilité politique et au programme de réformes entrepris en coopération avec le FMI. Remarquons toutefois que la somme promise n'atteint pas le montant des aides promises non versées (près de 30% du total). La Mongolie s'est engagée à affecter 40% de cette aide aux infrastructures, 20% aux réformes structurelles et 20% aux infrastructures sociales et à l'agriculture.
A la suite de cette réunion, le président de la Banque mondiale a exprimé au Premier ministre Enkhbayar son espoir de voir mises en place les politiques de restructuration et les programmes d'action présentés à la réunion (" Stratégie de réduction de la pauvreté "). Il a annoncé qu'un groupe de travail serait en Mongolie en juin afin d'évaluer l'utilisation des aides dans la réforme du secteur bancaire. La prochaine réunion des donateurs devrait se tenir à Oulan-Bator.
(EDN 30/03, 10, 16, 18, 28/05 et 4/06/01)

 

Japon. N. Enkhbayar s'est rendu en visite officielle au Japon, pays qui apporte l'assistance la plus importante à la Mongolie, du 13 au 18 février dernier. Un accord bilatéral de protection mutuelle des investissements a été signé à cette occasion, de même qu'une note portant sur une aide désintéressée dans le domaine culturel. Le ministre mongol de l'Éducation a de son côté effectué une visite de 7 jours au Japon du 16 au 23 mai.

Bouriatie. Le président de la république de Bouriatie, L. B. Potapov, était en Mongolie en mars dernier pour une troisième visite officielle, à l'invitation du ministre mongol des Infrastructures. Un accord a été signé en 1999 avec cette république de la Fédération de Russie, qui a un représentant en résidence à Oulan-Bator. Les relations scientifiques et culturelles sont particulièrement développées : l'Université bouriate a ouvert une branche à l'université Ikh Dzasag où 126 étudiants mongols étudient le droit, l'Institut bouriate d'agriculture a une branche à Darkhan, et l'Université technologique s'apprête à en ouvrir une à Oulan-Bator. Sur le plan commercial, les échanges ont augmenté de 10% en 1999-2000, sauf dans le domaine énergétique (pétrole, électricité). Les exportations mongoles ont augmenté de 22%, et des négociations sont en cours pour rétablir notamment le niveau des exportations de bétail sur pied vers la Bouriatie.
(EDN 7/03/01)

 

Coopération franco-mongole. La 13e session de la commission franco-mongole chargée, conformément à l'accord culturel de janvier 1968, de fixer le programme de coopération culturelle, scientifique et technique entre les deux pays pour 2001-2004, s'est tenue le 3 mai à Oulan-Bator. Les délégations étaient présidées par M. S. Erdenesüren, vice-ministre de l'Education, de la Culture et de la Science de Mongolie et par M. Patrick Bonneville, chef du service de la coordination géographique de la direction générale de la coopération internationale et du développement du ministère des Affaires étrangères.
Les délégations ont souhaité inscrire davantage les échanges dans le cadre des réformes engagées par la Mongolie depuis dix ans, et ont choisi de mettre l'accent sur la formation dans les secteurs tels que la santé, l'eau ou l'agriculture, où les besoins restent grands, et dans des secteurs prometteurs comme le tourisme, les mines ou l'industrie textile. La délégation française a souligné le rôle de plus en plus important joué, dans la promotion des actions culturelles et de coopération bilatérales, par les associations et organisations de solidarité internationale et par les collectivités locales.

Un consulat mongol à Touva. Le gouvernement de Touva (Fédération de Russie) a mis à la disposition de la Mongolie 1000 m² dans un hôtel de Kyzyl pour héberger le consulat mongol en attendant la construction d'un nouveau bâtiment.
Le consulat mongol de Kyzyl supervisera aussi le Gorno-Altaï et la Khakassie. (EDN 21/05/01)

Vatican. L'ambassadeur mongol auprès du Vatican, Tch. Batdjargal, a présenté ses lettres de créance au pape Jean-Paul II, à qui le président Bagabandi avait rendu visite en 2000. Le Vatican a fait part à l'ambassadeur mongol de son intention de développer les relations bilatérales dans le domaine de la formation et de l'aide humanitaire. (EDN 22/05/01)

Naadam à New York. Les Journées de la culture mongole, organisées pour la première fois en juin 2000, se sont déroulées cette année encore à New York, mais aussi à Washington, Baltimore et au New Jersey. (EDN 4/06/01)

A Oulan-Bator ont été organisées le 1er juin les Journées culturelles de Kökeqota (Xöxxot, Hohhot), la " Ville bleue ", capitale de la région autonome de Mongolie-Intérieure (Chine). Le maire de Kökeqota été reçu par le président du parlement mongol, L. Enebich. (EDN 4/06/01)

 

Corée du Sud. Le premier ministre sud-coréen Li Han Dong était en Mongolie du 18 au 20 juin, accompagné d'une délégation de 46 personnes, dont une quinzaine de journalistes. La Corée est, avec la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie, l'un des principaux investisseurs en Mongolie, principalement dans le domaine de l'industrie légère (ainsi la compagnie Skytel, où la Corée détient 60% des parts, possède le quart du marché de la téléphonie mobile en Mongolie). Notons aussi que, depuis 1991, 165 étudiants mongols ont été diplômés de l'Institut d'études coréennes ouvert à l'Université nationale de Mongolie.
Li Han Dong a annoncé que son pays accordera une aide d'un million de USD pour développer les technologies de l'information, et qu'il soutenait l'instauration de 5 vols hebdomadaires entre Oulan-Bator et Séoul ; il a confirmé par ailleurs que la Corée du Sud accueillerait en automne des gouverneurs de province ou aïmak (aimag) dans le cadre d'une formation. (EDN 18/06/01)

 

Economie

 

Développement régional et division territoriale. Le développement de la Mongolie, très inégal, privilégie toujours davantage la région de la capitale et l'axe nord-sud le long du transmongolien, ce qui a entraîné une migration importante des populations des régions défavorisées vers la capitale mongole à la recherche d'une vie meilleure.
Sans atteindre la proportion de l'exode rural qui suivit l'instauration des coopératives en 1956-1957 (plus de la moitié des familles d'éleveurs choisit alors de rejoindre les centres de province ou de district ou les grandes villes), la venue récente massive de ruraux originaires notamment des aïmaks occidentaux que sont l'Uvs, le Dzavkhan, le Khovd et le Gobi-Altaï se fait surtout sentir dans la capitale, qui a vu sa population permanente passer de 630 000 habitants en 1990 à 781 500 au début 2001 (voire à près d'un million, disent certains, si l'on prend en compte tous les illégaux qui vivent, sans autorisation, dans des yourtes sur le territoire d'Oulan-Bator). L'Orkhon et le Darkhan-Uul, autour des grandes villes industrielles d'Erdenet et de Darkhan, ont connu respectivement une augmentation de 46 000 et de 38 500 habitants au cours de la même période.
Depuis 1992, les députés mongols planchent sur le concept de développement régional afin de sortir les provinces excentrées de leur isolement et d'offrir davantage d'opportunités à leurs habitants. Le même souci de ramener vers ces zones du personnel qualifié pousse actuellement les autorités à offrir à de jeunes citadins des contrats de deux à trois ans pour aller occuper à la campagne des postes dans la santé, l'administration, etc., qui ne trouvent plus preneur.
Selon le projet discuté au printemps et adopté mi-juin 2001 par le Grand Khural, la Mongolie sera divisée en quatre grandes zones qui seront reliées entre elles par des routes et des lignes aériennes facilitant aussi les liens avec l'étranger. La " Route du millénaire ", grand plan de développement routier de plus de 7000 km que le gouvernement actuel prévoit de mettre en œuvre dans les 12 prochaines années, s'inscrit dans ce cadre : elle est constituée d'un grand axe horizontal traversant la Mongolie d'est en ouest au niveau de la zone de khangaï, et de cinq axes verticaux qui coupent cet axe horizontal en passant respectivement par Khovd, Uliastai, Kharkhorin (Karakoroum), Oulan-Bator et Tchoïbalsan et dont chacun relie un poste frontière russe au nord à un poste frontière chinois au sud.
Les quatre zones envisagées évoquent l'ancien découpage vertical de la Mongolie du Nord en quatre principautés, elles-mêmes subdivisées en khochuu ou bannières, qui avait été remplacé depuis 1931 par le système des aïmag et des sum. Les nouvelles régions seront, d'ouest en est, les suivantes :
- l'Ouest, constitué des aïmaks Bayan-Ölghii, Uvs, Khovd, Dzavkhan et Gobi-Altaï, dont les activités seront axées sur l'élevage, l'agriculture irriguée, la petite et moyenne industrie de transformation,
- le Khangaï, englobant Arkhangaï, Bulgan, Bayankhongor, Orkhon (Erdenet), Övörkhangaï et Khövsgöl, axé sur l'élevage, le tourisme, l'industrie minière et l'industrie de la laine,
- le Centre, incluant Selenghe, Töv, Gobi-Sümber, Gobi-Centre (Dundgovi), Gobi-Sud (Ömnögovi) et Gobi-Est (Dornogovi) et Darkhan-Uul, axé sur l'élevage intensif, l'agriculture, les mines, la petite et moyenne industrie de transformation, le tourisme, les activités technologiques et les services,
- l'Est, constitué des aïmaks Oriental (Dornod), Sükhbaatar et Khentii, axé sur les mines, l'agriculture, la petite et moyenne industrie, le tourisme.
Quant à la capitale, Oulan-Bator, avec ses villes et districts satellites, elle sera axée sur des industries de pointe, sur les services, la banque.
Le choix des capitales régionales (on avait initialement envisagé Khovd, Tsetserleg, Darkhan et Tchoïblasan) a été très âprement discuté par les députés qui ont tendance à favoriser " leur " ville ; la décision a dû être repoussée à la session d'automne.
En ce qui concerne le développement de la région Est, la Banque asiatique de développement a d'ores et déjà décidé de soutenir un projet visant à étudier la possibilité de relier à l'Asie du Nord-Est les aïmaks Oriental (Dornod), Sükhbaatar et Gobi-Est (Dundgovi). (EDN 19/04, 14, 15, 25/05, 8, 15/06/01)

 

Programme économique 2001-2004. Les discussions entre le FMI et le gouvernement mongol sur la politique économique et monétaire de la Mongolie à moyen terme ont abouti à la signature d'un programme de " Réduction de la pauvreté et garantie de la croissance économique pour 2001-2004 ". Le programme insiste sur la nécessité d'attirer davantage d'investissements étrangers et de développer un environnement favorable au commerce. Le programme prévoit que le taux de croissance de l'économie mongole atteindra 6 % en 2004, et que l'inflation n'excédera pas 9 %. La dette extérieure devra être maintenue à un niveau raisonnable par rapport au PIB.
(EDN 16/05/01)

Quant au programme 1996-2000 sur la réduction de la pauvreté coordonné par la Banque mondiale, et qui visait à réduire de 10% le nombre de pauvres, ses résultats ont été présentés début juin lors d'une conférence de presse par le Premier ministre et le ministre de l'Economie et des Finances. Ce programme, dont la mise en place a coûté 15,6 millions de USD (dont 1,7 millions de frais d'administration du projet), répondait à la croissance de la pauvreté dans le pays, ont-ils expliqué, et il a aidé 30 000 familles. En raison des deux terribles hivers 1999-2000 et 2000-2001, le programme a inclus des projets additionnels de rééquipement en bétail destinés aux éleveurs de l'ouest du pays affectés par le dzud. Les ministres ont insisté sur le soutien accordé par la Banque mondiale, le PNUD, la BasD et la Suède.
Ils ont aussi indiqué que le gouvernement mongol s'était donné pour objectif de réduire la pauvreté de 40% d'ici 2003, et de 70% d'ici 2006. (L'objectif est ambitieux quand l'on sait que 36% de la population vit, aujourd'hui encore comme en 1996, sous le seuil moyen de pauvreté, c'est-à-dire dispose de moins de 17 USD par mois, et que les inégalités se sont encore accrues entre-temps.)
(EDN 11/06/01 ; le plan d'action du gouvernement PPRM pour 2000-2004 peut être consulté sur le site officiel du Premier ministre mongol : <www.pmis.gov.mn/GovAcEng.html>)

 

Pauvreté. Signe de cette nouvelle pauvreté qui ne se résorbe pas et touche plus du tiers de la population, le nombre d'enfants des rues ne diminue pas : selon les chiffres récents, ils sont aujourd'hui 3500 enfants errants, dont 60% dans la capitale mongole. Près d'un tiers sont des filles, et près des deux tiers sont illettrés.
La déscolarisation, qui touche plus particulièrement les enfants d'éleveurs, n'a pas cessé, loin de là, puisque 10 000 enfants d'âge scolaire ont abandonné l'école en 2000. De nombreux enfants travaillent, dans des conditions dangereuses, dans des puits de mine désaffectés pour collecter du charbon ou dans des mines d'or, sur les marchés, dans les rues.
(EDN 28/03)
La baisse importante du niveau de vie affecte aussi les Kazakhs de Mongolie : dans le Bayan-Ölghii où ils vivent, c'est 40% de la population, soit 94 000 personnes, qui vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Les Kazakhs revenus en Mongolie après avoir tenté de s'installer au Kazakhstan sont particulièrement victimes du chômage. Ils ont été 58 890 à partir entre 1991 et 1995 dans le cadre d'un accord signé entre les gouvernements mongol et kazakh. Depuis, 330 familles environ ont pris la nationalité kazakhe, tandis que près de 1500 autres, déçues par le manque de perspective qu'offre le Kazakhstan frappé lui aussi par la crise économique, ont choisi de revenir en Mongolie.
(EDN 19/06/01)

 

Privatisations. Le programme de privatisation du gouvernement, qui suit les grandes lignes de privatisation pour 2001-2004 adoptées par le Grand Khural cette année, concernera, en 2001, 27 entreprises d'Etat et 66 immeubles inachevés. Le gouvernement a décidé notamment de privatiser NIC, la plus grosse compagnie d'importation de produits pétroliers (30% environ) en Mongolie, qui est en concurrence aujourd'hui avec une centaine d'autres sociétés (les Mongols préféreraient qu'elle soit acquise par un acheteur étranger autre que russe afin de limiter l'importante dépendance pétrolière vis-à-vis de la Russie), la Banque de Commerce et de Développement, l'entreprise Gobi (cachemire), la compagnie aérienne mongole MIAT (Korean Air serait intéressé) et la centrale thermique n° 2 d'Oulan-Bator.
(EDN 15, 16/03, 8/06/01)

 

Elevage

 

Fièvre aphteuse. Comme si sécheresses et dzud consécutifs ne suffisaient pas au malheur des éleveurs mongols, plus de vingt foyers de fièvre aphteuse ont été découverts fin février dans plusieurs districts des provinces Orientale (Dornod) et Sükhbaatar à l'est, et Khentii au nord. Les zones touchées ont été mises en quarantaine, ce qui a bloqué un millier d'étudiants dans ces provinces (dont une étudiante française). Les autorités ont procédé sans attendre à la vaccination du bétail à risque, et plusieurs centaines de bêtes ont été abattues.
Fin mars, des cas de fièvre aphteuse ont été découverts à Oulan-Bator. Une quarantaine a été imposée dans les districts de Tchinghelteï, Bayandzürkh et Sükhbaatar de la capitale, restreignant les mouvements de quelque 17 000 personnes et 12 000 têtes de bétail. Elle a été levée entre le 15 avril et le 2 mai selon les zones. La première série de vaccination, grâce à des vaccins fournis par la Russie, est terminée ; une injection de rappel est prévue début septembre. Au total, moins de 1200 têtes de bétail ont dû être abattues. Six vétérinaires américains arrivés courant mars en Mongolie ont prêté main-forte aux autorités mongoles.
Courant mai, le district de Djargalant, dans l'Orkhon, connaissait à son tour des cas de fièvre aphteuse touchant quelques bovins et chèvres. Djargalant et Khangal (dans le Bulgan) étaient placés en quarantaine le 16, et les autorités ont procédé à des vaccinations du bétail à risque.
Oulan-Bator a vu le cheptel paissant sur son territoire augmenter de 90 000 têtes ces dernières années. Environ 3 000 bêtes paissent dans un rayon de 5 km du centre-ville, et 18 000 autres dans un rayon de 10 km ; au total, ce sont 100 000 bêtes, appartenant à 3 000 familles, qui paissent autour de la capitale. Aucune vaccination préventive n'avait été faite. La propagation de la fièvre aphteuse jusqu'à la capitale remet en question le pacage aux alentours de la ville. Les autorités envisagaient début juin de mieux délimiter la ville et d'y interdire le pacage du bétail et de déplacer plus loin, vers Tuul, Khonkhor et Djargalant, les éleveurs venus s'installer sur le territoire de la capitale.
(EDN 2, 21, 27 et 29/03, 16/04, 4, 5, 21, 25/05 et 12/06/01)


Notons que l'an dernier, en mai 2000, le Gobi-Est (Dornogovi) avait été touché par la fièvre aphteuse (qui s'était préalablement déclarée en Chine et en Corée), affectant environ 20 000 têtes de bétail dans 66 campements. Le poste-frontière de Dzamiin-Üüd se trouvait aussi dans la zone de quarantaine. L'épizootie précédente de fièvre aphteuse remonte à 1974. (EDN 4, 9, 11/05/00)

 

En ce qui concerne les pertes dues au dzud de l'hiver 2000-2001, elles étaient estimées par le gouvernement début mai à 2,5 millions de têtes de bétail, soit presque autant que pour celui de 1999-2000 (qui avait causé la perte d'environ 3 millions de têtes), mais finalement moins qu'on ne l'avait craint au début de l'année. Début juin, 7,2 millions des animaux nés ce printemps était encore en vie (sur 8, 1 millions), soit une perte de 10-15%.
Notons qu'à partir de cette année, le recensement du bétail aura lieu en juin, et non en décembre.
(EDN 7/06/01)

 

Le prix du cachemire a baissé sur le marché international, et il se vendait ce printemps en Mongolie 27000 tougriks/kg, contre 40 à 45 000 tougriks au printemps dernier. Le cachemire est la troisième source de devises, après le cuivre et l'or, de la Mongolie. Celle-ci produit 20% du cachemire mondial (3000 tonnes), contre 65-70% pour la Chine. Aujourd'hui, près de 50% du cachemire mongol est exporté en Chine. Or, celle-ci a accumulé des surplus et achètera moins ; de leur côté, les industries mongoles peinent à acheter au prix fort, imposé par la concurrence chinoise, mais aussi à transformer la totalité de la production mongole.
(EDN 4, 7, 18/05/01)

Une nouvelle race de mouton, le Tamir, a été développée par les agronomes mongols. Bien plus gros que le mouton mongol commun, le Tamir pèse en moyenne 64 kg (53 kg pour une brebis). On en compte aujourd'hui plus de 200 000. (EDN 5/06/01)

 

Société

 

Droits de l'homme. Après la visite l'été dernier de Mary Robinson, haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, une délégation conduite par Brian Burdekin s'est rendue en mai en Mongolie pour apporter une aide technique à la toute jeune commission nationale mongole des droits de l'homme (la Mongolie est le 9e pays dans la région a instituer une telle commission). B. Burdekin s'est dit satisfait de la situation des droits de l'homme dans ce pays qui suit les conventions internationales sur les droits fondamentaux, dont la convention contre la torture. La visite a donné lieu à une déclaration conjointe signée à Genève par le haut commissaire Mary Robinson et le ministre mongol des Affaires étrangères, L. Erdenetchuluun, sur la protection des droits de l'homme en Mongolie. (EDN 14, 29/05/01)

Une stèle va être érigée dans le cimetière Communarka près de Moscou, à la mémoire de 21 000 personnes originaires de divers pays, victimes de la répression politique et exécutées en Union soviétique dans les années 1930-1940. Parmi elles se trouvaient 33 Mongols, comme A. Amar, alors premier ministre, Ö. Badrakh, l'un des responsables du parti jusqu'en 1932, Dz. Chindjee ou T. Baldjinyam, tous condamnés à mort en 1941à Moscou par le collège militaire de la Cour suprême soviétique (les informations relatives à leur procès ont été divulguées par la Russie en 1993). Le nom des victimes mongoles sera gravé en écriture ancienne sur la stèle.
(EDN 21/02/01)

 

Environnement

 

Centrale hydroélectrique. Le groupe d'experts nommés par le ministre de l'Environnement, à la suite de protestations, pour évaluer le projet de construction par la compagnie Erel d'une centrale hydro-électrique à Maikhan Tolgoï, dans le Bayan-Ölghii, a finalement émis un avis défavorable. Le groupe a estimé en particulier que l'utilisation par la centrale des eaux du lac Noir (Khar nuur) réduirait le niveau des eaux de ce lac et aurait des conséquences négatives sur l'environnement. (EDN 16/03/01)

Après les tempêtes du jour de l'An qui avait causé la mort de cinq personnes, de nouvelles tempêtes de neige ont frappé début avril une quinzaine de provinces. Elles ont été particulièrement meutrières, entraînant la mort de 35 éleveurs partis à la recherche de leurs bêtes égarées. Une centaine de milliers de bêtes ont péri. (EDN 15 et 19/04/01)

Les hémiones (khulan), l'Equus hemionus tenant à la fois de l'âne et du cheval qui figure dans le Livre rouge des espèces menacées, sont en augmentation au Gobi-Est (Dornogovi), dans les districts de Khatanbulag, Khövsgöl, Ulaanbadrakh, Mandakh et Saïkhandulaan, où ils sont environ 30 000. Les troupeaux atteignent 200 à 300 individus. Ceci n'est pas pour plaire aux éleveurs : ils leur reprochent en effet de détruire les pâturages. (EDN 14/05/01)

Quand au mouflon argali (argali ugaldz), Ovis ammon, qui figure depuis 1987 dans la liste des espèces menacées, il semblerait aussi en augmentation, notamment dans l'est du pays, selon les habitants de ces régions. L'argali vit aux alentours de 1000 m dans les monts Altaï, et jusqu'à 3000 m dans la taïga montagneuse du Khövsgöl, mais on le trouve aussi, à une altitude moindre, dans le Khangaï et les zones montagneuses du Gobi.
Le quota de mouflons à chasser fixé en début d'année était de 280. Au cours des dix dernières années, les permis de chasse au mouflon n'ont été délivrés qu'à des chasseurs étrangers. Ceci n'est sans doute plus le cas puisque début juin, la presse faisait état d'un chasseur du Gobi-Altaï qui avait tué un argali aux cornes de 162 cm [d'envergure] et pesant plus de 30 kg.
Le ministère de l'Environnement a organisé au printemps 2001 un séminaire consacré au mouflon. Jusqu'en 1986, la Mongolie n'avait qu'une idée imprécise du nombre d'argalis présents sur son territoire. L'Institut mongol de biologie les avait estimés à 40000 en 1976, alors que des spécialistes étrangers les estimaient à plus de 50 000, ou au contraire à seulement 10 000. En 1986, après une étude de plus de 10 ans, l'Institut de biologie a établi qu'il y en avait 55 000. (EDN 7/03, 22/05, 5/06/01)

 

Heure d'été. La Mongolie, qui avait supprimé l'heure d'été ces deux dernières années, est passée cette année à l'heure d'été le 28 avril.

 

Culture et traditions

 

Les habitants du Bayankhongor célébreront le 300e anniversaire de la naissance d'un célèbre khoutouktou (khutagt : réincarnation sacrée) de Mongolie, le Tchin Südjigt Nomun Khan Luvsannorovcharav, en même temps que le 60e anniversaire de la fondation de leur aïmak, le 13 juillet 2001. Cette personnalité du bouddhisme mongol, disciple du premier Djeb-tsoundamba khoutouktou, le célèbre Dzanabadzar, a, entre autres choses, composé un hymne intitulé 'Gur duu', d'où le nom de " fête de Gur duu " donné à cette célébration. (EDN 20/01/01)

Le 80e anniversaire de la révolution de 1921, le 11 juillet 2001, sera l'occasion de nombreuses festivités. Un festival folklorique sera organisé qui réunira plus de 1000 artistes venus de tous les aïmaks et de la capitale. En outre, cette année, plusieurs aïmaks célèbreront leur 70e anniversaire.
Les jeux traditionnels (naadam) à l'occasion de la fête nationale du 11 juillet (le " Naadam ") seront cette année particulièrement fastueux (le budget alloué par le gouvernement pour l'ensemble des célébrations s'élève à 386 millions de tougriks).

Le tournoi de lutte réunira cette année 1024 lutteurs : il faut remonter à 1951, année du 30e anniversaire de la révolution, pour trouver un aussi large tournoi. L'Association nationale de lutte mongole milite depuis quelques années pour que le nombre de lutteurs, qui est le plus souvent de 512 lors du naadam national, soit augmenté afin de refléter la croissance de la population et du nombre d'amateurs et de pratiquants de ce jeu traditionnel ; l'augmentation du nombre de tours qui en résulte favorise de surcroît l'émergence d'un plus grand nombre de lutteurs titrés : par exemple, le tournoi de lutte du 750e anniversaire de l'Histoire secrète des Mongols en 1990, et celui de 1994, organisés avec 768 athlètes, avaient consacré, l'un, dix Faucons, et l'autre, neuf Faucons et quatre Eléphants. Cette année, un plus grand nombre d'athlètes régionaux pourra donc participer, mais les naadam locaux devront, eux, être repoussés à une date ultérieure.
Notons que les règlements de lutte ont été modifiés: deux nouveaux titres de lutteur, Épervier, dont le rang se situe entre le Faucon et l'Eléphant, et Garuda, entre le Lion et le Titan, ont été instaurés par l'Association nationale de lutte mongole. Désormais, un lutteur ayant gagné cinq rencontres (franchi avec succès cinq tours) au Naadam national obtiendra le titre de Faucon (natchin), le gagnant de six rencontres, celui d'Épervier (khartsag) ; le gagnant de sept, celui d'Éléphant (dzaan) ; le gagnant de huit, celui de Lion (arslan) ; le gagnant de neuf, celui de Garuda (gardi), et enfin celui qui en aura gagné dix aura le titre de Titan (avraga).
Au-delà, un Titan peut obtenir le titre de Dalai Avraga (Titan océanique), s'il gagne deux fois le tournoi (national), et, s'il gagne encore une fois un tournoi, il sera déclaré Dayan Avraga (Titan universel). Le titre le plus élevé est celui de Darkhan Avraga (Titan consacré), attribué au Titan universel gagnant à nouveau un tournoi.
Les titres des lutteurs, qu'ils se soient retirés ou non de la compétition, ont été modifiés en conséquence : ainsi les deux Lions de l'année passée, Sükhbat et Ganbaatar, ont à présent le titre de Garuda.
Une assemblée extraordinaire des lutteurs de l'Association, qui s'est tenue le 11 juin, a décidé que les titres seront accordés par équivalence : ainsi, un lutteur ayant gagné six rencontres à trois reprises à un naadam national, ou deux fois six rencontres et deux fois cinq rencontres, ou bien encore une fois six rencontres et quatre fois cinq rencontres, pourra recevoir le titre d'Élephant au même titre que le vainqueur de sept tours.

Le concours de tir à l'arc comportera également du tir ouriankhaï et du tir bouriate ; quant au concours d'osselets, inclus dans les festivités depuis 1990, il réunira 20 équipes et 200 tireurs.
Les courses d'étalons et de chevaux adultes se dérouleront le 12 juillet.
Le droit d'accès pour les journalistes étrangers est fixé à 75 USD. Quelque 400 journalistes devraient couvrir les célébrations.
(EDN 30/04, 8, 24/05, 4 , 7, 14 et 20/06/01).

Taux de change

 

Taux de la Banque de Mongolie au 11 juin 2001
1 USD = 1,096.00 tougrik

pied