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Bloc-Notes 02
Nouvelle adresse :
A compter de mai 2002, tout courrier est à adresser au secrétariat
de l'association, à l'adressse suivante :
Anda
s/c Mme C.-A. Turquais, 126 bd de Charonne, 75020 Paris
Tél. : 01 43 67 31 47 / E-mail : Jmturquais@aol.com
Le responsable de publication d'Anda est également joignable par
mail : even@u-paris10.fr
A noter :
Du 13 novembre au 14 décembre 2002, la Maison des Arts
de Châtillon présente une exposition de photographies de
Thomas Haley sur les danses masquées lamaïques (tsam) en Mongolie.
Th. Haley était présent au printemps 1999 au monastère
de Gandan à Oulan-Bator lorsque, pour la première fois depuis
1937, une reconstitution (religieuse) de ces danses a eu lieu. La cérémonie
avait eu lieu avant que les moines ne partent exécuter ces danses
rituelles dans le cadre du Festival Passages de Nancy.
Reporter-photographe, Th. Haley couvre l'actualité dans le monde
depuis près de 20 ans pour Sipa Press. Il sest rendu en Mongolie
en 1989, puis à loccasion de lopération de reconstitution
du tsam mongol avec le concours du Centre Pouchkine et du Festival de
théâtre «Passages» de Nancy. Il y est retourné
en 2001 dans le but de couvrir la visite du dalaï-lama en Mongolie
: celle-ci fut finalement annulée en labsence de visa accordé
par les autorités russes.
Maison des Arts, 11 rue de Bagneux, 92320 Chatillon. Tél. 01 40
84 97 11. De 14h à 18h (fermé le lundi).
Du 21 novembre au 31 décembre 2002, le Centre Oscar Lambret
organise une exposition de photographies d'Angèle et Jacques Mayeux
: Tsaatanes - Ceux qui ont des rennes.
3, rue Frédéric Combemale à Lille - Tél.:
03 20 29 59 59
A Belfort le 23 novembre 2002, 50 artistes des choeurs et ballets
de la troupe kalmouke TULPAN se produiront sur la scène
de la Maison du Peuple dans un spectacle féérique, vétus
de robes chatoyantes, au rythme de 25 tableaux présentant une fresque
historique. Vous croiserez ainsi Gengis Kahn et ses troupes conquérentes
parcourant les steppes sauvages.
Deux représentations sont orcherstrées par l'OPABT (à
15h00 et 2h30). A partir de 19,10 euros.
MAISON DU PEUPLE, Place du Général de Gaulle, 90000 BELFORT
- Tél.: 03 84 54 26 70.
Du 9 au 20 décembre 2002, à Angers (Maine et Loire),
Jean-Marc Percier, accompagnateur en montagne indépendant et organisateur
de randonnées en Mongolie organise une exposition de photos sous
sa yourte mongole : elle sera installée pour l'occasion dans le
hall de la gare d'Angers.
Par ailleurs, Jean-Marc Percier nous informe qu'il propose trois formules
de séjour en Mongolie (entre autres destinations) pour 2003 : «Mongolie
pédestre» (2 séjours, en juin et juillet), «Mongolie
équestre» (3 séjours entre le 1/07et le 18/08) et
«Mongolie raquettes+chiens de traîneau, du 7 au 24 mars.
http://www.randomona.com ; tél.: 05 49 48 28 71

Conférences - Expositions
Les colloques Sénat-Centre français du commerce extérieur
: Rencontre Mongolie
à l'occasion de la visite en France de M. Tumur Ochir, président
du Parlement mongol
Palais du Luxembourg - Vendredi 18 octobre 2002 de 9h30 à
14h30
Participation : 273,88 euros TTC (remise de 20 % pour les membres du Club
Carrefour Iéna International)
Information : Sylvie Mailleux-Prévotat, Attachée Asie -
Tél.: 01 40 73 33 31
Inscriptions : Valérie Tordjman, Cellule logistique - Tél.:
01 40 73 34 78
Lire "A la une"
Du 17 au 31 octobre 2002, sous le titre « Russie dailleurs
», se tient sous légide de lUniversité
Paris X, à lEspace Pierre Reverdy, une exposition de photographies
de Benoît Bouet (benoit_bouet@hotmail.com) et de Charles Stépanoff
(stepanof@ens.fr), avec en particulier des photos prises lors de séjours
à Touva ainsi quà Elista (Kalmoukie).
Université de Paris X Nanterre Espace PIERRE REVERDY ( Rez de Chaussée
du Bâtiment L)
Avec le soutien de Parages: www.parages.ens.fr
Horaires pour les autres jours dexposition et renseignements :
Tél.: 01 40 97 56 56 ou mail : benoit_bouet@hotmail.com ; stepanof@ens.fr
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À Guer, 56, le 22 juin 2002 à 17h30 avec présentation
dune yourte sculptée
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Pour la première fois en Bretagne, à Guer, Morbihan, une
exposition présentera une centaine duvres de 7 artistes
mongols, peintres et sculpteurs, au Château de la ville Hüe.
Les artistes vivant pour la plupart en Mongolie, sont invités à
cette occasion par Tamga, une association déchanges culturels
Franco-Mongols, dont la présidente, Ulzii Dessberg vit à
Guer.
Sous le patronage de lambassade de Mongolie et en partenariat avec
lagence de voyage Terre Mongolie, lobjectif de cette manifestation
est de promouvoir la culture et lart mongols en France et plus particulièrement
en Bretagne.
Le Vernissage ouvrira lexposition, le 22 juin à 17h30, en
présence de son excellence lambassadeur de Mongolie et le
maire de Guer.
Pour cette occasion, la pianiste mongole Mme Erdenechimeg, viendra de
Pologne pour donner un concert avec des uvres classiques et jazz.
Une yourte sculptée par lun des artistes sera montée
devant le Château.
Lexposition durera jusquau 27 juillet.
Rémini'art 2002, Morbihan
: Semjaandonjid DORJ, sculpteur mongol
Pour ceux qui passeraient à Philadelphie d'ici juillet 2002, signalons
une exposition qui se tient au Musée d'archéologie et d'Anthropologie
de Pennsylvania, organisée en collaboration avec le Musée
national d'Hisoire mongole d'Oulan-Bator, sous le titre : "Modern
Mongolia : Reclaiming Gengis Khan"
Adresse : The University of Pennsylvania Museum of Archaeology and Anthropology,
33rd & Spruce Streets, Philadelphia, PA 19104, USA, tel. +1 215 898
4001. Site web : www.upenn.edu
Deux expositions de photos de Sophie ZENON sont prévues,
l'une en avril, la seconde en mai
- sur la Mongolie : "Temüdjin, l'esprit du vent" , à
la FNAC de Bordeaux dans le cadre du festival "Arrêt sur images",
du 2 avril au 18 mai 2002
- sur la Sibérie extrême-orientale et en particulier sur
le fleuve Amour, une pérégrination parmi les populations
de pêcheurs nanaïs et oultches, intitulée"Suite
sibérienne", sera présentée pour la première
fois au festival "Chroniques Nomades" à Honfleur, du
25 mai au 9 juin 2002
Du 21 avril au 5 mai 2002, le Centre mondial de la paix, installé
dans le magnifique cadre de l'ancien palais épiscopal, au pied
de la cathédrale, a présenté une exposition consacré
au BOUDDHISME EN MONGOLIE. L'exposition était organisée
par le Centre Pouchkine de Nancy, et en particulier Alexandre Cavalli
et André Médig, présents sur les lieux durant toute
l'exposition pour accueillir le public. Outre la collection d'objets mongols
du Centre Pouchkine, on pouvait admirer des objets rituels et des tangkhas
appartenant au monastère Gandantegtchinlen (Gandantektchenling)
d'Oulan-Bator et apportés par deux moines de ce monastère,
les vénérables Djamaa et Ariundjargal, qui étaient
également présents sur place et ont contribué à
donner un caractère vivant et actuel à cette manifestation.
Parallèlement, on a pu voir de très belles photos en noir
et blanc de Roger Rouppert, prises au monastère de Gandan en 2001.
M. Loudzan, ambassadeur de Mongolie en France, a assisté à
l'inauguration de l'exposition le 22 avril.
Dans le cadre de cette manifestation, s'est tenue le 26 avril un colloque
sur le bouddhisme en Mongolie, organisé en collaboration avec le
Centre d'études mongoles et sibériennes, avec la participation
de Katia Buffetrille, tibétologue (Ecole pratique des Hautes études),
Isabelle Charleux, spécialiste de l'architecture bouddhique mongole
(CNRS), Gregory Delaplace, doctorant en ethnologie à l'université
Paris X-Nanterre et Marie-Dominique Even (CNRS). Le vénérable
Djamaa a également présenté la situation présente
du bouddhisme dans la Mongolie post-communiste et répondu à
des quelques questions. Les actes de ce colloque, édités
par le Centre mondial de la Paix, paraîtront début 2002.
Centre mondial de la Paix, BP 183, 55105 Verdun Cédex. Tél.
03 29 86 55 00.
Expositions photos
Deux expositions de Sophie ZENON sont prévues, l'une en avril,
la seconde en mai
- Sur la Mongolie : "Temüdjin, l'esprit du vent"
, à la FNAC de Bordeaux dans le cadre du festival "Arrêt
sur images", du 2 avril au 18 mai 2002
- sur la Sibérie extrême-orientale et en particulier sur
le fleuve Amour, une pérégrination parmi les populations
de pêcheurs nanaïs et oultches, intitulée "Suite
sibérienne", sera présentée pour la première
fois au festival "Chroniques Nomades" à Honfleur, du
25 mai au 9 juin 2002.
Dans le cadre de la chaire des "Religions de l'Asie septentrionale"
(Ecole pratique des hautes études, section des sciences religieuses)
de Roberte Hamayon, Alexandra LAVRILLIER et Virginie VATE donnent des
conférences les mercredis de 18h à 20h à partir du
6 mars, sur le thème "Pratiques rituelles contemporaines en
Sibérie".
Depuis l'arrivée des Russes, les peuples sibériens ont dû
faire face à diverses politiques religieuses antithètiques
: d'abord christianisation (XIXè), puis propagande athéiste
(période soviétique), avec interdiction de toute activité
religieuse. Dans ce contexte, nous nous proposons d'envisager la situation
actuelle des pratiques rituelles en Sibérie, essentiellement chez
les Evenks et les Tchouktches, à la lumière de données
de terrain récentes.
Ecole Pratique des Hautes Etudes, Section des Sciences religieuses (Ve
section), 45-47, rue des Ecoles, Sorbonne (escalier E).
Dans le cadre de leur cycle de conférences, les Editions Transboréal
organisent un diaporama et d'une projection consacrés aux régions
mongoles :
- Jeudi 14 mars 2002, 20h : La Mongolie-Intérieure, par Alexandra
Marois
- Jeudi 11 avril 2002, 20h : Le renouveau du chamanisme en Mongolie, par
Laëtitia Merli
Lieu : Maisons des Mines, 270, rue St-Jacques 75005 Paris (RER : Port-Royal
)
entrée : 4,50 euros. Renseignements : Editions Transboréal,
23, rue Berthollet 75005 Paris. Tél. 01 55 43 00 37.
Céline Petreau nous signale un exposé intitulé
" Le projet de la gher sur le toit à Ulaan Baatar "
qu'elle a présenté à l'Ambassade de Mongolie, le
mercredi 17 avril 2002, dans le cadre des conférences de l'association
culturelle franco-mongole.
18-31 mars 2002
MONGOLIE/...ERRANCES CITADINES : après la Mongolie
durant lété 2001, puis le campus de Jussieu en janvier,
lexposition de photos dAudrey Goussot, Marie-Caroline Piot
et Laurent Trierweiler sera en mars à lEcole spéciale
darchitecture, 254, boulevard Raspail, 75014 Paris
(Metro: Raspail), du lundi au vendredi de 9h à20h.
Du 4 au 17 mars 2002, le Centre Pouchkine organisait une QUINZAINE
INTERCULTURELLE sur la Mongolie à la MJC du Haut du Lièvre
de Nancy. Au programme, une exposition d'objets représentatifs
de la culture nomade mongole, ainsi que des masques rituels du sculpteur
Gankhuyag et des photographies de Roger Rouppert. Pour le jeune public,
une " journée de contes mongols " était présentée
par la compagnie L'Etoile et le Lanterne. L'ambassade de Mongolie de Bruxelles
a apporté son concours pour un défilé de mode mongole
évocateur des traditions vestimentaires et des coiffures de la
Mongolie d'autrefois. Enfin, le public a pu découvrir ou revoir
le film " Urga ", de Nikita Mikhailov (1991), qui met en scène
dans les vertes steppes de Mandchourie (Barga, en Mongolie-Intérieure),
la rencontre inattendue entre un éleveur mongol et un camionneur
russe, à l'heure où les Mongols de Chine sont confrontés
à un avenir incertain au sein d'une modernité à la
chinoise qui leur échappe.
18 janvier au 8 février 2002
MONGOLIE, "ENTRE CIEL ET TERRE": exposition organisée
à lEspace Albert Gazier, 110 rue Jean Bleuzen à Vanves
(92), à cinq minutes à pied du métro Malakoff-Plateau
de Vanves (ligne 13). Pour tout renseignement, sadresser à
Benoit Youb :
benoitbenoit@9online.fr
| Janvier |
|
|
| Vendredi 18 à 19 h |
|
Soirée d'ouverture |
| Samedi 19 à 20 h |
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Présentation du pays |
| Lundi 21 à 20 h |
|
La langue mongole |
| Mardi 22 à 20 h |
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Vivre à Oulan-Bator |
| Mercredi 23 à 15 h |
|
Contes pour enfants |
| Jeudi 24 à 20 h |
|
Inauguration officielle |
Vendredi 25 à 20 h
|
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Projection du film "Call for grace" de Laetitia
Merli, suivi d'un débat "Croyances et rites chamaniques" |
| Mercredi 30 à 15 h |
|
Contes pour enfants |
|
Février
|
|
|
| Vendredi 1er à 20 h |
|
Projection du film "Urga" de Nikita Mikhalkov |
| Lundi 4 à 20 h |
|
Conférence sur la famille et la vie nomade |
| Mercredi 6 à 15 h |
|
Contes pour enfants |
| Vendredi 8 à 20 h |
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Voyage à travers la steppe - Soirée de
clôture |
31 janvier 2002, à 20h.
2001, ODYSSEE DES STEPPES : UNE TRAVERSEE A PIED DE LA MONGOLIE :
conférence avec dispositives de Marc ALAUX retraçant sa
traversée est-ouest de la Mongolie en compagnie de Laurent BARROO
de mai à octobre 2001.
La réunion, organisée par les Editions Transboreal (01 55
43 00 37), se tiendra à la Maison des Mines, 270 rue Saint-Jacques,
Paris 75005.
Entree: 30 F

Spectacles
Un spectacle de musique et chant kalmouk et mongol (chant diphonique,
vièle à tête de cheval morin khuur) aura lieu le samedi
9 novembre 2002 à 17h au Théâtre de la Ville,
dans le cadre de Musique du Monde. On pourra y entendre en particulier
Okna Tsahan Tzam (chant diphonique).
Théâtre de la Ville, 2, place du Châtelet, 75004 Paris.
Site "Musique du monde" au Theatre de la Ville :
http://www.theatredelaville-paris.com/monde/cadre_monde.htm
Le groupe Altaï Khangaï de musique traditionnelle mongole
passe le dimanche 22 septembre a 0h00, sur France culture dans l'émission
Equinoxe et donne 2 concerts sur Paris :
2 octobre 2002 à 19h30 au Divan du monde 75009
18 octobre au Mandap
Il existe, nous écrit un lecteur (BMICOUD@aol.com), un site consacré
à Altaï Khangaï. Ce groupe séjourne régulièrement
en France et plus particulièrement en Auvergne.
http://altaikhangai.free.fr/
La mairie de Malakoff et l'association "Danses du Monde"
présentent un spectacle de danses bouriates par le théâtre
national de danse de Bouriatie "BADMA-SESEG", samedi 28 septembre
2002 à 20 H00 (entrée gratuite).
Lieu : salle de fêtes Jean Jaurès, 13, avenue Jules Ferry
92240 Malakoff.
M° Malakoff-Plateau de Vanves, tél. 01.46.44.17.90. mobile
06.60.29.75.73.
La 14ème RENCONTRE INTERNATIONALE DE LA CLARINETTE POPULAIRE
qui se déroule en Bretagne sous la houlette de l'Association Paotred
an dreujenn-gaol de Glomel, se tient cette année le 9 mai 2002
à Poullaouen (29), les 10, 11 et 12 à Glomel (22) : elle
permet de découvrir cette années, entre autres musiciens,
ALT KHÖNDII, un ensemble de Mongolie avec grande vièle à
tête de cheval, chant diphonique... et clarinette mongole. "
" La Mongolie, notent les organisateurs, nous a déjà
habitués à l'étrange dans le domaine musical. Pas
de déception dans la pratique de la clarinette ! Les musiciens
utilisent certes l'instrument que nous connaissons mais, principalement,
une sorte de cor de basset curieusement tordu et dont le pavillon repose
sur le bras du musicien. "
Tél./fax : 02 96 29 69 26.
Site Internet : www.clarinette-populaire.org
Renseignements et réservations : 02 96 29 88 71
Par ailleurs, un lecteur nous annonce la tournée en France cet
été des trois musiciens et chanteurs du groupe de musique
traditionnelle mongole Altaï-Khangaï : ils seront en particulier
au Festival de "La Pamparina" à Thiers début
juillet, à Chalons en Champagne le 14 juillet, à
Vichy en août... Ils sont à la recherche d'autres lieux concerts.
Les lecteurs connaissant des festivals ou des lieux de concerts intéressés
par la venue de ces musiciens peuvent contacter Vincent Micoud : vmicoud@hotmail.com,
qui leur fera parvenir plus de renseignements.
7 février 2002
Le groupe Huun-Huur-Tu
Concert au Trianon (tél . rés. 0 820 800 400)
"Ces quatre garçons 'dans le vent' venus de Touva, aux frontières
de la Sibérie et de la Mongolie, portent caftans brodés
et toques de fourrure. Leur chant diphonique (deux voix émises
par un même larynx) à la fois bourdon et harmonique, tantôt
grave à couper au couteau, tantôt fluet et aigu, en a épaté
plus d'un : rien moins que Franck Zappa, les Chieftains, Ry Cooder et,
plus récemment les anglo-pakistanais de Fun-Da-Metal."
Spectacle à Lyon
Un spectacle mongol d'une heure et demie est donné à Lyon
le 2 mai 2002, à 20h, dans la grande salle de la Bourse du Travail,
place Guichard.
Les billets peuvent être achetés auprès de la FNAC
ou de Carrefour.
Cinéma
La cinéaste allemande Ulrike Ottinger qui a réalisé
deux films sur la Mongolie - le premier est un film de fiction de 35 mn,
"Johanna d'Arc of Mongolia", 1989, et le second un long-métrage
de 8h30 (!) "Taïga", 1992, sur la nomadisation des éleveurs
de renne au nord du Khövsgöl - a son propre site web, on y trouve
entre autres deux pages de description des films dans la section "Filme"
(résumé, références et critiques de presse
en allemand pour la plupart).
http://www.ulrikeottinger.com/
http://www.ulrikeottinger.com/html/body_taiga.html
http://www.ulrikeottinger.com/html/body_johanna.html
On nous signale également une page du site de France 5 sur une
série consacrée aux cavaliers du monde. On y trouve le diaporama
du film sur les Mongols, diffusé en octobre 2001,... et plusieurs
errreurs, signalées par notre adhérent. Voici l'adresse
du site : http://www.france5.fr/cavaliers/contact

Télévision
Diffusion du reportage de Jacques Pradel, "Mongolie: un hiver
comme les autres" (52 mn), le 8 novembre sur la Cinquième
(câble satellite), suivi d'un débat avec l'ethnologue Isabelle
Bianquis de Strasbourg, puis à nouveau sur la Cinquième
(herzienne) le 9, le 11 et le 13 novembre.
Le bilan du film ethnographique du Musée de l'Homme programmait,
mercredi 20 mars à 20h30, un film consacré au bouddhisme
en Bouriatie : Join Me in Shambala (Russie, 2001) - Anya Bernstein (USA),
vidéo, couleur, (30mn), sous-titres en anglais. Le film etait ainsi
résumé :
"Que reste-t-il du bouddhisme en Sibérie après soixante-dix
ans de répression féroce sous le régime soviétique
? Bien peu de choses, la plupart des lamas ayant été assassinés
et les monastères détruits. Et pourtant, il connaît
un renouveau grâce à Yeshe Lodoi Rinpoche et à
son disciple Tenzin, venus du Tibet en 1993 pour faire renaître
la foi sur cette terre qui pourrait bien être le Shambala mythique
où l'on dit que les hommes ont atteint la révélation
en possédant à fond les enseignements les plus complexes
du bouddhisme.
D'Oulan-Oudé aux villages les plus reculés de la Bouriatie,
nous les suivons dans leurs pérégrinations."
Associations
Xe Assemblée générale d'ANDA
La Xe assemblée générale d'Anda, reportée
à deux reprises en raison de la grève du Musée
de l'Homme, s'est finalement déroulée le samedi 9
février 2002, de 10 à 13h, au Centre Georges Bernanos,
rue du Havre à Paris.
Rapport moral du président (M.-D. Even)
Activités éditoriales
Au cours de l'année écoulée, l'équipe
de rédaction a eu des difficultés pour publier dans
les délais les numéros d'Anda. Le numéro du
3e trimestre a ainsi paru au début du 4e trimestre et celui
du 4e trimestre n'est toujours pas sorti le 9 février. Les
raisons de ce retard incombent en partie à notre nouvelle
organisation : certains d'entre nous assurent la mise en page, l'impression
et le routage, d'autres la préparation des rubriques et l'édition,
et la coordination n'est pas toujours aisée.
À ce ralentissement structurel de la fabrication des numéros
que nous n'avons pas encore bien intégré dans notre
façon de travailler - moi en particulier -, il faut ajouter
les graves difficultés rencontrées par le Centre d'études
mongoles et sibériennes depuis plus d'un an. L'avenir du
centre est menacé et je suis particulièrement occupée
par ce problème. Si le centre devait être démantelé
et son fonds stocké dans des cartons remisés dans
une bibliothèque non spécialisée, comme il
en est question, c'est également l'avenir d'Anda tel qu'il
est aujourd'hui qui serait menacé.
L'édition d'Anda repose en effet largement sur des membres
du Centre d'études mongoles et sibériennes. C'est
pourquoi, tous nos efforts ont été et sont encore
tournés vers la recherche d'une solution permettant au centre
de continuer ses activités. Nous espérons que cette
situation, regrettable pour le domaine des études mongoles
et particulièrement éprouvante pour nous, trouvera
rapidement une issue afin que nous puissions travailler normalement
et, entre autres, faire paraître Anda dans des délais
à nouveau raisonnables. En attendant, et devant le retard
considérable qui s'est accumulé, le numéro
du 4e trimestre 2001 et celui du 1er trimestre 2002 formeront un
numéro double (43-44) que je compte sortir dès que
possible.
Site
Le site de notre association continue à s'enrichir, grâce
à la bonne volonté et à l'expertise de Catherine
Faudemay, malheureusement très prise pas ses autres activités.
Les échos que nous avons pu avoir des internautes et adhérents
qui l'ont visité sont très positifs.
10e anniversaire
Outre les activités éditoriales habituelles, cette
année a été marquée par la célébration
des 10 ans de notre association, le 24 mars 2001, dans les locaux
de l'ambassade de Mongolie, qui a réuni de nombreux participants
(voir Anda 41). L'hospitalité que nous ont généreusement
accordée l'ambassadeur, Monsieur Louzan, et son équipe
a permis de donner à cette fête un caractère
mongol particulièrement sympathique qu'ont vivement apprécié
tous les participants. Nous devons à Jacqueline Thevenet,
la vice-présidente d'Anda, et à Madame Oyun, de l'ambassade
de Mongolie, la parfaite organisation de la fête. Devant son
succès, nous envisageons de renouveler l'expérience
plus souvent à l'avenir.
Élections
Cette année, l'assemblée générale de
l'association a renouvelé par moitié les membres du
bureau (actuellement au nombre de treize).
Aux six membres sortants (M.-L. Beffa, N. Dodigny, M.-D. Even, C.
Faudemay, G. Lacaze et J. Thevenet) s'ajoutait Isabelle Cornélis,
qui souhaitait quitter le bureau. Les six membres sortants ont été
réélus. Un nouveau membre, Henri Boudin, qui avait
présenté sa candidature, a été également
élu.
Rapport financier
Le trésorier de l'association, Namtcha Dodigny, a ensuite
présenté son rapport financier pour la période
du 30/09/00 au 30/09/01 (voir infra).
Anda à l'honneur
Lors de cette assemblée, Madame Oyun, représentante
de l'ambassade de Mongolie a remis, de la part de l'Union des Organisations
pour la paix et l'amitié de Mongolie, un diplôme d'honneur
à l'association Anda, à l'occcasion du 10e anniversaire
de notre bulletin Anda, afin de récompenser " sa contribution
à la connaissance de la Mongolie ".
Nouvelles de Mongolie
Par ailleurs, l'Ambassade de Mongolie à Paris a informé
les adhérents d'Anda de la mise en uvre d'un décret
présidentiel relatif à la commémoration du
840e anniversaire de la naissance de Gengis Khan.
Un festival d'art et de culture des peuples d'origine mongole aura
lieu à cette occasion à Oulan-Bator à la mi-juin.
Au programme, des chants et danses folkloriques, ainsi qu'une exposition
d'artisanat mongol et une conférence internationale sur "
la tradition culturelle et artistique des peuples d'origine mongole
et ses formes actuelles ".
Il y sera question, entre autres choses, du renouveau de l'art et
la culture des peuples mongols, et de leurs rapports interculturels.
Les personnes désireuses d'obtenir de plus amples renseignements
sont priées de s'adresser à l'ambassade de Mongolie,
dont nous rappelons les coordonnées :
Ambassade de Mongolie
5, avenue Robert Schuman, Boulogne.
Tél. 01 46 05 23 18 ; fax : 01 46 05 30 16 ; e-mail : 1065.2672@compuserve.com
Conférence
À l'issue de l'assemblée générale, Solongod
Qurcabaatur, président de la Société pour l'étude
de la culture et du mode de vie des Mongols Ordos (Cologne), a présenté
son analyse du culte de Gengis Khan tel que l'ont préservé
les Ordos de Mongolie-Intérieure, d'après son livre
Zum Cinggis-Qaan-Kult (Osaka, National Museum of Ethnology, 1999).
Un résumé de son intervention est en préparation
et sera publié dans un de nos prochains numéros.
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L'association Alliance-Mongolie nous a fait part de son projet "
Sécurisation du niveau de vie des éleveurs de l'Arkhangaï
", monté en collaboration avec l'association VETERINAIRES
SANS FRONTIERES.
Le projet porte sur trois districts ou soums (sum) de la province d'Arkhanghaï
: Öndör-Ulaan, Tariat et Khangaï, qui compte à eux
trois un peu moins de 300 000 têtes de bétail et quelque
15 000 habitants. L'objectif est, par une action sur le système
d'élevage et la santé animale, d'améliorer le niveau
de vie des éleveurs durement touchés, ici comme dans de
nombreuses régions du pays, par les calamités climatiques
(dzud blancs dus à des chutes de neige excessives au cours des
deux hivers précédents combinés à des sécheresses
estivales) auxquelles il faut ajouter les effets de surpaturâge
dans les zones ayant servi de refuge aux troupeaux.
Dans un rapport de mission préalable établi en novembre
2001 par ces associations, B. Brunet et S. Van Crugten remarquent que,
" depuis 1990, la privatisation du cheptel et les restrictions budgétaires
ont porté un coup aux conditions de vie des éleveurs. [...]
De nombreux services disponibles auparavant n'existent plus, les conditions
d'élevage sont bien moins performantes, la commercialisation se
trouve limitée et des marchands en profitent pour pratiquer des
termes d'échange particulièrement défavorables pour
les éleveurs. Le résultat est une fragilisation de la population
rurale en général et des éleveurs en particulier.
Beaucoup plus sensibles aux risques climatiques, ayant des niveaux de
santé et d'éducation en baisse, beaucoup d'éleveurs
risquent de constituer la future 'classe pauvre' du pays. Ils sont souvent
moins aidés que des populations urbaines défavorisées,
car l'on compte encore sur leur capacité d'autosuffisance alimentaire.
Cependant, ils sont déjà nombreux à avoir tout perdu
au cours des deux dernières années (1999-2001) particulièrement
difficiles du point de vue climatique. L'exode rural est en augmentation,
et les anciens éleveurs vont grossir les quartiers les plus défavorisés
d'Ulaan Baatar. Si l'on veut pouvoir lutter contre cette dynamique de
paupérisation, les actions d'assistance ponctuelle (aide alimentaire
etc.) ne suffisent pas. Il faut pouvoir travailler aussi dans la durée
avec les éleveurs afin qu'ils récupèrent une capacité
de gestion de leur élevage adaptée à leur nouvel
environnement économique. ".
Le projet de Vétérinaires sans Frontières et d'Alliance-Mongolie
portera en priorité sur la catégorie d'éleveurs la
plus fragilisée, ceux possédant moins de cent têtes.
Il vise plus précisément à diminuer les maladies
contagieuses par des campagnes de vaccination (parasites internes, brucellose,
charbon...) et à réorganiser localement le système
de santé animale, ainsi qu'à améliorer le système
de production (gestion des ressources, organisation des éleveurs,
commercialisation et valorisation des produits, etc.). Bien qu'il ne porte
que sur trois soums ou districts, ce projet prévoie une infrastructure
relativement lourde (deux expatriés, des bureaux au chef-lieu de
province et dans chacun des trois districts, plusieurs véhicules,
des missions d'évaluation, des études...), d'où un
gros budget nécessitant de solides bailleurs de fonds.
Contacts :
- Alliance-Mongolie : Le Puy Blanc, 63 270 Vic le Comte - Tél.
: 06 76 58 79 83.
- Vétérinaires sans Frontières : 14, av. Berthelot,
69361 Lyon cedex 07 - Tél. / fax : 04 78 69 79 59
Alain Salmon, trésorier de l'association Actions Mongolie nous
a adressé un texte de présentation d'un projet d'action
humanitaire, ALTAÏ VISION, que l'association est en train de monter
en Mongolie :
ALTAÏ VISION 2002
" Ce projet, écrit Alain Salmon, résulte de la rencontre
d'un étudiant, Dastan Nigamet, lors de sa participation à
un programme MBA français, à Sup de Co Lyon : il nous a
sensibilisé sur la situation préoccupante des nomades de
l'Altaï mongol après deux hivers particulièrement rigoureux.
Deux voyages d'évaluation en juin 2001 et février 2002 ont
confirmé un besoin d'accès aux soins à l'extrême
Ouest de la Mongolie. Les soins ophtalmologiques figurent parmi les besoins
identifiés et relativement faciles à traiter.
Donne un poisson à un homme, tu le nourris pendant un jour. Apprends-lui
à pêcher, tu le nourris pour toute sa vie
: notre première
action, en juin 2002, consistera à intervenir pour soulager les
troubles de la vision les plus fréquents - cataracte et glaucome
- et à aider la création d'une unité de chirurgie
ophtalmologique permanente à l'hôpital d'Ölghii, en
apportant et laissant sur place le matériel nécessaire aux
opérations (microscope, lampe à fente et biomètre).
Le budget minimum de cette action est estimé à 23 K€
(soit 150 KF), et correspond surtout à l'achat du matériel.
Une extension de notre action à l'hôpital universitaire d'Oulan-Bator
(formation des chirurgiens de l'Hôpital universitaire à la
chirurgie réfractive) représenterait un budget supplémentaire
en matériel de 13K€ . Enfin, quelques jours sont prévus
pour aider les surs de la charité qui uvrent à
Oulan-Bator.
La mission bénéficiera de la collaboration d'un chirurgien
renommé. La participation du Dr Michel ISTRE, chirurgien ophtalmologiste
pionnier en France de la chirurgie réfractive (et auteur d'un livre
sur ce sujet), nous permettra de délivrer des actes médicaux
de qualité et de compléter la formation des médecins
locaux, qui devront ensuite opérer seuls. De plus, Michel Istre
est un chirurgien habitué des opérations humanitaires, puisqu'il
est intervenu dans ce cadre une quarantaine de fois depuis 1978, en Afrique
et Asie essentiellement.
L'association Actions Mongolie qui s'est créée pour cette
opération est composée de membres français et mongols
(Dastan Nigamet, Narantsetseg). Nous collaborons aussi étroitement
avec Action contre la Faim Mongolie. Enfin, nous avons le soutien de notre
ambassadeur en Mongolie, Jacques Olivier Manent.
L'opération Altaï Vision 2002 est attendue, et urgente. 70
personnes sont en attente d'être soignées, parmi lesquelles
figurent un grand nombre d'enfants. Et encore ne s'agit-il là que
des quelques soums (districts) de la province de Bayan-Olghii où
la chirurgienne ophtalmologiste a pu récemment se rendre. D'ici
juin, cette liste s'allongera pour atteindre ou dépasser la centaine
d'opérations à effectuer dans l'Altaï
et ceci
sans préjuger du travail à effectuer sur Oulan-Bator.
Nous sommes actuellement à la recherche de financements complémentaires.
Si vous souhaitez soutenir cette opération, vous pouvez nous contacter
à l'une des adresses suivantes :
- Association Actions Mongolie. 10 rue Duviard, 69004 Lyon. CCP n°
038 12 911 31 B. Adhésion : 20 €.
Philippe GARNIER, Président. 06 60 44 96 08 / 04 78 59 70 99.<
p.garnier@worlonline.fr>
Alain SALMON, Trésorier.04 72 07 04 46 / 06 88 47 37 53. <alsalmon@aol.com>
- Action contre la faim Mongolie. Christian Hell. 00 976 11 32 49 80.
<Acf-mongolia@mongol.net> "
Le 2 mai 2002 à 20h, dans la grande salle de la Bourse du Travail
à Lyon, un spectacle mongol d'une heure et demi organisé
par l'association TISSER LA PAIX (voit ci-dessous)
dans le cadre d'un nouvel échange entre écoliers de France,
de Mongolie et de l'Himalaya
(les billets peuvent être achetés auprès de la FNAC
ou de Carrefour).
L'association " Tisser la Paix ", branche lyonnaise de "
Ecole, Instrument de paix " de Genève, organise cette année
un nouvel échange scolaire Nord-Sud impliquant des enfants mongols
(de Khakhorin, dans l'Övörkhangaï) et des enfants tibétains
et ladakhis venus de Leh (Ladakh), unis par une même culture bouddhique.
Le premier volet (accueil en France) de ce 3e festival des premières
nations, " A la rencontre des cultures bouddhistes d'Asie ",
se déroule du 22 avril au 10 juin 2002 à Lyon, dans le Rhône,
à Marseille (Cité Bellevue), en Camargue (Le Sambuc), dans
les Hautes-Alpes (La Grave) et en Lozère (vallées Longue
et Françaises). Les enfants mongols et ladakhis peuvent ainsi découvrir
durant leur séjour la vie des écoliers français dans
de grandes villes comme Lyon ou Marseille, avec leurs grands ensembles,
mais aussi l'élevage dans une vallée alpine ou dans de petits
villages cévenols aux portes du Causse Méjean (où
vivent des chevaux de Przewalski destinés à être réacclimatés
en Mongolie) et la vie en Camargue.
Chacun des deux groupes d'enfants (24 écoliers de 9 à 11
ans) est accompagné d'une dizaine de musiciens et présente
un spectacle spectacle dans les villes et communes visitées. Enfants
et adultes sont hébergés par des familles françaises
(400 familles participent à l'accueil). Une préparation
est faite en amont par les instituteurs dans les 10 écoles concernées,
au moyen de lectures, de projections de film, de rencontres. Les enfants
de Mongolie et de l'Himalaya échangent des lettres avec leurs correspondants
français, envoient des dessins, préparent leur spectacle,
fabriquent les costumes. Tisser la Paix a récemment créé
un site web http://tilapax.free.fr qui permet de suivre le déroulement
du projet.
Rappelons que tout don, même modique, sera le bienvenu pour l'aider
l'association Tisser la Paix à réaliser l'échange
2002. Pour soutenir l'association, il est également possible d'acheter
le bel enregistrement sur cassette audio (10 euros) du spectacle des enfants
et adultes mongols qui a été réalisé par le
conservatoire de Lyon ; ou encore, de commander des cartes doubles (5
euros les 5 cartes) sur la Mongolie ou bien de leur acheter des bons de
soutien (10 euros) qui permettent de bénéficier d'un tarif
réduit sur les spectacles.
Merci d'envoyer vos dons ou vos commandes à l'adresse suivante
: Association Tisser la Paix, s/c J.M. Chautard, 85 Chemin du petit Revoyet,
69600 Oullins (n° de CCP de Tisser la Paix : 12 8 41 64 D Lyon).
Coordination du projet : Christiane Mordelet, 50 rue Joliot Curie, Bât.
4E, 60005 Lyon. Tél. : 04 72 38 27 93, fax : 04 78 25 25 20. Site
web : http://tilapax.free.fr
L'évaluation qui suit, de part et d'autre, les séjours
des enfants est l'occasion pour chacun de réfléchir sur
l'expérience partagée. Nous avions eu l'occasion de publier
un compte rendu de l'échange précédent réalisé
entre les enfants de Kharkhorin et ceux de Lyon , Irigny et Aigues Mortes
en 1998-1999, ainsi que le point des vue des écoliers français
(cf. Anda 35, oct. 1999, pp. 21-22).
Christiane Mordelet, présidente de Tisser la Paix, nous fait découvrir
à présent quelques unes des réflexions collectées
auprès des enfant mongols et de leurs parents. Rappelons que les
enfants mongols avaient séjourné en mai et juin 1998 dans
quatre familles françaises successivement à Lyon, Irigny
(banlieue de Lyon), Aigues Mortes et Arvieux (Queyras). Lors de l'évaluation
effectuée à Kharkhorin en août 2000, les entretiens
ont eu lieu avec la moitié des enfants venus en France, les autres
étant partis passer l'été à la campagne, chez
leurs grands-parents. L'évaluation a montré que les écoliers
mongols ont attaché beaucoup plus d'importance aux personnes et
aux familles rencontrées qu'aux lieux et aux sites visités.
Ainsi, quand on demande à un enfant mongol quel lieu il a préféré,
il répond : " Le lieu X [...], parce que la famille était
gentille ". De ce fait, le séjour au bord de la mer n'est
pas apparu, comme on l'avait imaginé, un lieu privilégié.
La mer ne les a pas particulièrement étonnés. Globalement,
c'est plutôt le Queyras qu'ils ont préféré,
" parce qu'il y avait des moutons " et " parce qu'on était
libre ".
(Les phrases présentées ici sont livrées à
l'état brut, extraites des notes ou des films réalisés
lors des entretiens. Elles doivent être prises comme des réflexions
individuelles, non des généralisations.)
Sur la France :
- " J'ai bien aimé Lyon, car il y avait de très vieilles
maisons. J'avais l'impression d'être à Erdene Dzou, c'est
le même âge, les pierres ont 200 ans. "
- " Dans le Queyras, les routes tournaient drôlement, ça
m'a surpris. "
- " En Camargue, j'ai vu des arbres très vieux et très
gros. "
- " L'air est plus frais en Mongolie. Et même à Oulan-Bator,
il fait plus frais qu'à Lyon. "
Le marquage des bêtes en Camargue en a choqué plus d'un :
- " La surface de marquage est trop grande. Après, la viande
n'est plus bonne. "
- " Cinq centimètres pour un cheval, c'est trop. "
- " Les taureaux français sont très méchants.
Les bêtes n'ont pas beaucoup de place, il y a des grillages partout,
c'est pas bien. "
La nourriture :
- " En Camargue, on a mangé des insectes [note : il s'agissait
de... crevettes !], j'ai failli vomir. "
- " Les Français mangent beaucoup plus sucré que nous.
Au début, j'ai trouvé ça bon, mais à la fin,
j'avais hâte de 'manger mongol'. Les boudz [buudz : gros raviolis
à la vapeur] et la viande me manquaient. "
- " Je n'ai pas aimé le saucisson. "
- " Je n'ai pas aimé les petits pois. "
- " L'odeur des fromages, c'est horrible, c'est pourri. "
Les relations parents-enfants :
- " En France, il n'y a pas d'ordre pour distribuer la nourriture,
on donne à n'importe qui en premier. "
- " En Mongolie, ce n'est pas autorisé de se fâcher
contre les parents, il faut les respecter. En France, ce n'est pas pareil.
"
Nos habitudes diverses :
- "Les Français vont toujours au travail en voiture. "
- " Les Français sotn nerveux, mais ils sont toujours à
l'heure. "
- " Les horaires, ce n'est pas du tout pareil. En Mongolie, on mange
n'importe quand, à n'importe quelle heure. Pas en France, c'est
strict. "
- " Les maisons ont souvent deux étages, et il y a les chiens
dans les maisons. "
- " Je ne comprends pas pourquoi mon 'corres', chaque fois qu'il
finissait de jouer avec son vélo, le fermait avec un cadenas. Il
avait sûrement une raison, mais moi, je n'aimais pas cette façon
de faire. "
- " En France, c'est rare de marcher sur la terre : les pelouses
sont interdites ou bien il y a toujours du goudron. "
- " J'ai entendu dire qu'en France il y avait des cultures sur des
sols artificiels : c'est pas naturel, mais j'aurais aimé voir ça.
"
La France et la Mongolie en général :
- " J'ai été très honteuse, un jour. Ma famille
m'a passé un film sur la Mongolie, qui montrait des enfants des
rues à Oulan-Bator. Mais j'ai vu aussi des pauvres à Lyon,
près des églises. "
- " Les Français sont plus éduqués que les Mongols
[phrase dite par près de 80% des personnes lors des entretiens].
"
- " En France, il y a beaucoup de choses pour se cultiver. "
- " Maintenant, j'ai envie de développer mon pays. Je voudrais
commencer par mettre des poubelles et des camions qui ramassent les ordures.
"
- " J'étais fière de montrer la culture mongole à
des étrangers. "
- " C'est mieux en Mongolie, car l'herbe est plus naturelle. "
- " J'aime mieux la Mongolie, car on est libre. En France, on est
toujours enfermé. On ne peut pas ramasser de baies "
- " Quand on jouait aux osselets, les Mongols gagnaient.Alors parfois,
on laissait gagner les Français : dans nos jeux, il n'y a pas de
règles pour gagner. Ce n'est pas ça qui compte. On joue
juste pour s'amuser. "
Ce qui m'a manqué le plus en France ?
- " La vallée de l'Orkhon, les monts Khangaï, mes parents.
"
- "Mon cheval, ma steppe, ma liberté. "
Quelques réflexions de parents mongols ayant reçu des écoliers
français :
- " Les enfants français ne rigolent pas. Ils sont toujours
très sérieux. "
- " Ils n'ont pas la curiosité des enfants de leur âge.
"
- " Ils sont maladroits. "
- " On dirait qu'ils ont 15 ans déjà [ils avaient en
fait de 8 à 10 ans]. "
- " C'est mieux de faire aller d'abord les enfants mongols en France,
et ensuite les enfants français en Mongolie, car les enfants mongols
sont beaucoup plus adaptables. Peut-être parce que nous sommes nomades.
"
- " Ce n'était pas un problème pour nous de laisser
partir nos enfants en France. Cela a été décidé
par leurs instituteurs, et les instituteurs connaissent mieux nos enfants
que nous. "
- " Ce qui était dur dans le fait d'aller dans quatre familles
différentes, c'est qu'à chaque fois qu'il devait quitter
une famille, il a beaucoup pleuré. "
- " Grâce à cet échange, on a maintenant des
idées sur la France. "
- " J'espère qu'il y aura d'autres échanges. "
- " Ils ne se parlaient pas, mais on voyait bien qu'ils s'entendaient
bien. "
Vie scientifique

Le 8e Congrès des mongolistes aura lieu du 5 au 12 août
2002 à Oulan-Bator et sera axé sur le thème :
" La Mongolie et le monde extérieur ". Ce 8e congrès
souhaite faire une part particulière aux questions actuelles touchant
la Mongolie, telles que le développement social, économique
et politique.
Les communications sont réparties en 5 sections : Le nomadisme
en Mongolie et sa relation avec les civilisations sédentaires,
La question des langues mongoles et leur relation avec celles des autres
populations, La culture mongole : tradition et innovation, La question
du développement durable : développement humain et facteurs
environnementaux, La Mongolie face au nouvel environnement international
: géopolitique et relations extérieures.
Les frais d'inscription sont de 350 USD par participant. Ils incluent
hébergement et nourriture
Une exposition-vente de livres et publications se tiendra durant le congrès.
Contact : The International Association for Mongol Studies, Ulaanbaatar
11, P.O. 20A
(Sukhbaatar Sq. 3, Soyolin Töv Örgöö, Mongolia)
Fax: +976 (11) 321328. Tél. : +976 (11) 321328, 322535. E-mail:
iams@magicnet.mn.
Une conférence se tiendra du 13 au 16 juin à Oulan-Oudé
(Bouriatie) sur le thème " Le monde de l'Asie centrale ".
Les communications se répartiotn autour des axes suivants : Histoire
et culture des nomades d'Asie centrale, Représentations traditionnelles
du monde et religions de l'Asie centrale, Les nations d'Asie centrale
dans la géopolitique moderne, Littératures et langues des
nations mongoles d'Asie centrale. Des visites sont prévues au Musée
ethnographique, au monastère bouddhique et au lac Baïkal.
les frais d'inscritpion à la conférence sont de 200 USD
(hébergement et repas sont à la charge des participants).
Secrétariat : Buraeva Olga V., 670047, Russia, Ulan-Ude, Sakhyanovoi
Str, 6, Institute of Mongolian, Buddhist and Tibetan Studies RAS (Sib.div.).
Tél. (3012) 330318 ; fax (3012) 332251
E-mail: imbt@bsc.buryatia.ru
La 45e PIAC (Permanent International Altaistic Conference) aura lieu
cette année à Budapest, du 23 au 28 juin 2002, sous la présidence
de Alice Sarközi.
Deutsch-Mongolischen Gesellschaft
Mongolische Notizen. Mitteilungen der Deutsch-Mongolischen Gesellschaft,
n° 10/2001 (ISSN 0937-8618), 73 p.
Dans ce nouveau numéro des Notizen, la revue annuelle de l'association
allemande, deux articles traitant de l'actualité politique et économique
de la Mongolie sont signés par des représentants de la fondation
Konrad Adenauer du parti allemand de l'" Union Chrétienne
Démocrate " (CDU) à Oulan-Bator (P. M. Gluchowski,
pp. 4-7 et Ts. Batmönkh, pp. 7-10).
Deux autres articles sont consacrés à des thèmes
écologiques : W. Hilbig parle des zones de végétation
de la Mongolie et R. Baumgartner de la réacclimatation des chevaux
de Przewalski dans la réserve dite de " Gobi B " (pp.
59-60 et 61-67).
Figurent également dans ce numéro le texte du discours tenu
par Klaus Sagaster lors de la conférence des anciens étudiants
boursiers en Allemagne organisée à Oulan-Bator en juillet
2001 (" Expériences germano-mongoles depuis 1223 ", pp.
40-45), ainsi qu'une présentation par Walter Heissig des recherches
actuelles dans le domaine des études mongoles allemandes (p. 14).
U. Barkman s'intéresse pour sa part aux circonstances de la chute
de l'avion de Lin Biao en Mongolie en 1971, sans cependant en élucider
le mystère toujours persistant (pp. 56-58).
La journaliste Doris Götting, actuelle présidente et rédactrice
de la revue Notizen, adapte un article paru dans Mongoliathisweek (18/09/01)
sur le marché du cachemire (pp. 10-13) ; elle publie également
un compte rendu de la conférence qui a marqué le quarantième
anniversaire de la Mongolia Society à Bloomington (pp. 54-56),
et le texte du discours qu'elle a tenu lors de la conférence du
" Forum mongol-allemand " qui a eu lieu cet été
à Oulan-Bator (pp. 35-40). On lui doit aussi un petit " couac
" bien malencontreux, surtout si l'on songe aux nombreux experts
qui l'entourent : dans le titre de son éditorial, " 80 années
de République Populaire de Mongolie [sic] ", D. Götting
continue en effet à désigner l'actuelle Mongolie sous son
ancienne appellation, invente même plus loin la dénomination
redondante de " République populaire démocratique de
Mongolie ", et ajoute " comme elle se nomme toujours officiellement
aujourd'hui " !
Nous nous arrêterons plus particulièrement à trois
sujets traités dans cette dernière livraison des Notizen
: les actions entreprises pour contribuer au développement de leur
pays par les jeunes scientifiques mongols étudiant et/ou travaillant
en Allemagne, le destin des Kalmouks d'Allemagne et enfin un auteur que
les lecteurs français connaissent bien, Galsan Tschinag, à
qui Erika Taube consacre un article.
1. Symposium des étudiants mongols à Heidelberg
De leur propre initiative et avec l'aide du DAAD (équivalent approximatif
de notre Alliance Française), de l'Université et du "
Forum scientifique " de Heidelberg, de l'Ambassade de Mongolie à
Berlin et surtout du support financier de la société Daimler-Chrysler,
de la " Foire-Exposition de Stuttgart " et de Khan Bräu
(une importante joint-venture germano-mongole de brasserie en Mongolie),
un certain nombre d'" étudiants " mongols (il s'agit
en l'occurrence le plus souvent d'ingénieurs, de doctorants et
de scientifiques au niveau du 3e cycle, venus faire des recherches ou
suivre une formation approfondie en Allemagne) ont organisé du
17 au 20 mai 2001 une conférence dont le thème essentiel
portait sur le transfert de connaissance en Mongolie. Les 61 participants
se répartissaient en quatre groupes de travail: " Économie
et écologie ", " Droit et société ",
" Médecine et sciences de la nature ", " Techniques
et technologies de l'information ". Ils ont profité de cette
occasion pour lancer un " Appel au gouvernement de la Mongolie ",
grâce auquel ils espèrent attirer l'attention des instances
gouvernementales et administratives sur le rôle qu'ils peuvent et
veulent jouer dans le cadre du développement de leur pays. Un des
projets qui a vu le jour au cours de cette première rencontre est
susceptible d'intéresser le public (anglophone) français
: celui de la compilation d'un dictionnaire économique allemand-anglais-mongol.
(Cf. pp. 28-29, U. Sagaster, " La Mongolie en 2010 : notre avenir,
nos visions " et pp. 30-33, " Appel au gouvernement de la Mongolie
").
2. Exilés kalmouks en Allemagne
Quatre contributions évoquent le destin souvent tragique des Kalmouks
d'Allemagne : " Survie ethnique d'un groupe de migrants ", de
Elza-Bair Goutchinova (Moscou) ; " Transformation sociale et culturelle
dans la société américano-mongole ", de Ts.
Baatar (Oulan-Bator) ; " Comment des Mongols se retrouvèrent
en Amérique ", de Sanj Altan (New York) et enfin " Les
peuples unis de Ludwigsfeld ", de Christian Schüle (journaliste
allemand). Cette communauté, dont l'histoire est encore méconnue,
était à la fin de la deuxième guerre mondiale relativement
importante : aux Kalmouks qui avaient immigré en Allemagne à
la suite de l'avènement du communisme en Russie dans les années
vingt, s'ajoutait un grand nombre de ceux qui, dans les années
quarante, du fait de la guerre, avaient pu quitter le territoire soviétique
ou avaient dû abandonner leur nouveau pays de résidence en
Europe centrale devant l'avancée des troupes soviétiques.
S'il existe toujours une communauté kalmouke en Allemagne méridionale,
la plupart des Kalmouks émigrèrent cependant au début
des années cinquante aux USA. Après de longues tractations,
le Congrès américain reconnut dès 1951 aux Kalmouks
le statut d' " Européens " (et non d'" Asiates "),
ce qui leur permettait de profiter d'une légisation plus souple
en matière d'immigration. Des centaines de familles en firent usage.
(Cf. pp. 45-53).
3. Galsan Tschinag
Dans son article intitulé " Vie et histoire des Touvas de
l'Altaï dans l'uvre de Galsan Tschinag " (pp. 15-27),
Erika Taube nous parle des ouvrages de Galsan Tschinag, mais aussi de
ce dernier. Elle est particulièrement bien placée pour le
faire : ethnologue, E. Taube a en effet étudié et côtoyé
pendant de longues années la communauté touva qu'évoque
G.T. dans ses romans ; elle a également hébergé le
jeune Galsan lorsqu'il suivait à Leipzig des études de germanistique;
ce dernier a aussi été son " accompagnateur officiel
" lors des expéditions qu'E. Taube effectua en 1966, 1967,
1969 et 1982 chez les Touvas de l'Altaï et au cours desquelles elle
collecta notamment des matériaux de littérature orale touva
et réalisa de nombreuses enquêtes ethnographiques. E. Taube
connaît donc intimement et l'auteur et le milieu culturel et humain
que l'on retrouve dans ses écrits.
La majeure partie de l'article porte sur l'étude des données
ethnographiques (informations sur la culture matérielle), folkloriques
et littéraires (reprises de locutions, tournures, moyens stylistiques,
références au répertoire des contes et mythes, etc.)
et linguistiques provenant du répertoire touva et se retrouvant
dans l'uvre de G.T., ainsi que sur les références
qui y sont faites au monde normatif de ce peuple (i.e. l'appréhension
et la gestion de son univers naturel, humain, divin). Ces rérences,
nombreuses, sont fidèles à la réalité culturelle
touva et, à cet égard, l'uvre de G.T. s'inscrit dans
la tradition littéraire de son peuple.
E. Taube en vient de ce fait à qualifier G.T. à la fois
d'" auteur allemand ", ayant enrichi aussi bien dans le fond
que dans la forme la littérature allemande en y introduisant des
thèmes et des formes d'expression propres à sa culture,
mais aussi de " premier auteur touva ", car il s'agit là
du premier membre de la communauté touva ayant formulé par
écrit une tradition culturelle jusqu'ici préservée
sous forme exclusivement orale (il faut ici noter que les ouvrages de
G.T. connus en Europe n'ont pas été traduits en touva).
Mais, dans cet article, E. Taube exprime aussi ses doutes sur la valeur
éthique de certains comportements de G.T. et elle conforte par
là ceux qui, connaissant bien la Mongolie, ont également
éprouvé un malaise face à certains aspects de sa
démarche. Sans pouvoir entrer ici dans le détail des différents
exemples cités, notons que G.T. prend assez souvent de grandes
libertés dans sa présentation et son interprétation
de certains faits, voire les manipule. E.Taube (p. 23) évoque ainsi
la façon dont G.T. présente dans ses écrits l'exode
des Touvas de la région de Tsengel vers d'autres contrées
de Mongolie comme une " déportation " qu'il va jusqu'à
qualifier de " stalinienne ", alors qu'il sait pertinemment
que ce mouvement de population s'est échelonné sur plusieurs
décennies et a été le choix personnel de ceux qui
en furent les acteurs. Comme E. Taube, on comprend mal aussi comment,
et surtout pourquoi, G.T. en arrive à se présenter parfois
comme ce qu'il n'est pas (par exemple, le " Prince des 4000 Touvas
de Mongolie ").
Erika Taube regrette également le peu de respect dont témoigne
G.T. à l'égard de l'entourage humain dont il tire la matière
de ses récits, plaçant trop souvent des personnes réelles
(et décrites de façon suffisamment précise pour qu'elles
puissent se reconnaître) dans des circonstances n'ayant plus qu'un
lointain rapport avec la réalité. Sur ce point, l'ethnologue
allemande ne se réfère pas seulement à des exemples
concernant les membres de la communauté touva de Tsengel, mais
aussi à sa propre expérience, puisqu'elle-même et
sa coopération avec G.T. se trouvent dépeintes dans le roman
Im Lande der zornigen Winde * (pp. 45 sq.) d'une façon n'ayant,
écrit-elle, qu'un rapport très relatif avec ce dont elle
se souvient.
Erika Taube est là sensible à des faits qui ne toucheront
guère le commun des lecteurs de G.T., dans la mesure où
ceux-ci ne connaissent en général ni la Mongolie, ni le
milieu des Touvas de l'Altaï, et peuvent donc s'adonner en toute
simplicité au plaisir que livre le talent littéraire incontestable
de G.T. Il convient cependant, lors de cette lecture, de garder en tête
qu'il s'agit là d'une uvre littéraire et que nombre
d'éléments (en particulier ceux dramatisant l'histoire des
Touvas et le personnage de l'auteur) ne doivent pas toujours être
pris pour argent comptant.
(D. Dumas)
* Amélie Schenk & Galsan Tschinag: Im Land der zornigen Winde.
Geschichte und Geschichten der Tuwa-Nomaden aus der Mongolei [Au pays
des vents sauvages. Histoire et histoires des nomades tuva de Mongolie],
Verlag im Waldgut, Frauenheld (Schweiz) 1997, 238 p. & 8 p.de photographies
(ISBN 3-7294-0245-5).
Livres
Presse écrite

Divers
ORGANIGRAMME DE L'AMBASSADE DE FRANCE EN MONGOLIE (décembre
2001)
Chancellerie
Ambassadeur M. Jacques-Olivier MANENT
Premier Secrétaire Mme Catherine KHOUSSIAINOV
Attaché (coopération) M. Jean-Mathieu BLOCH
Attaché (affaires commerciales) M. Fabien KOPP
Secrétaire-interprète Mme ENKHMANDAKH
Adresse : B.P. 687, Poste Centrale, Oulan-Bator
(Bâtiment diplomatique n° 95, Appt. 48, 6e Microdistrict)
Tél. : (976) 11 324 519 - Tél./fax : (976) 11 329 633
Courrier électronique : <ambafrance@magicnet.mn>
Bureau des Ambassadeurs itinérants à Paris
Secrétariat de l'Ambassadeur : Mme Nelly GARCIA, Mlle Myriam PROCIDA
23, rue La Pérouse - 75775 Paris cedex 16
(Centre de Conférences Internationales, bur. 170, 19 avenue Kléber,
Paris 16e)
Tél. : 01 43 17 70 91 - Fax : 01 43 17 70 36
Centre de Culture et de Langue françaises (CCLF) d'Oulan-Bator
:
Lectrice, Attachée de Coopération pour le Français,
responsable du CCLF : Mlle Elsa CHACHKINE.
Secrétaire-bibliothécaire : Mme DOLGORKHAM
Tél. : (976) 11 310 565 (tél.) - Fax : (976) 11 318 370
<cclfmongolie@magicnet.mn>

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