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A propos de ...
Religions

Anda 32 - Janvier 1999
Une colonie étrangère d'un type nouveau à Oulan-Bator
et dans les environs (Ière partie) : les prêtres et religieuses
catholiques
par Françoise AUBIN
L'implantation de la mission catholique
L'oeuvre catholique dans le domaine social et humanitaire
Personnalia
Les histoires des missions chrétiennes en Extrême-Orient,
qu'elles soient d'orientation catholique ou protestante, font remonter
les premiers contacts des Mongols (et des Chinois pareillement) avec le
christianisme à la diffusion du nestorianisme (une hérésie
pour Rome), de la fin du XIIe au XIVe siècle, et aux missions franciscaines
à la cour du grand khan au XIIIe siècle. Mais ces premiers
efforts missionnaires sont restés sans suite et le souvenir direct
s'en effaça bien vite, lorsque les Mongols furent chassés
de Chine en 1368.
Avant les années quatre-vingt-dix de notre siècle, l'apostolat
catholique en milieu purement mongol s'est limité à une
seule paroisse de Mongolie-Intérieure, dans le sud des Ordos, dans
la grande boucle du fleuve Jaune, difficilement animée, à
partir de 1875 environ, par les membres d'une congrégation fondée
peu auparavant en Belgique, la Congrégation du Coeur Immaculé
de Marie (CICM) dite de Scheut - entre autres par un futur ethno-linguiste
de haute renommée, le P. Antoine Mostaert (1881-1971), vicaire
de Boro-Balgasun, "la Ville Grise", de 1906 à 1912, puis
curé jusqu'en 1925. Certes, en 1922, à l'occasion d'un remaniement
des territoires dont Scheut avait la charge, l'instance romaine dirigeant
les missions, la Propaganda Fide, avait créé une
"mission sui juris de Mongolie-Extérieure" confiée
(bien théoriquement) à l'évêque scheutiste
de la région centrale de la Mongolie chinoise. Mais la conjoncture
politique était alors on ne peut plus défavorable, puisqu'entre
1921 et 1924, la Mongolie-Extérieure devenait République
populaire de Mongolie, satellite de l'URSS, marxiste et athée.
Lorsque, en 1991, le vice-premier ministre de la République de
Mongolie, tout juste émancipée du communisme et de la tutelle
soviétique, M. Dorlig-djav, en visite à Rome, propose l'établissement
de rapports diplomatiques entre son pays et le Vatican, et l'envoi de
quelques prêtres et religieuses à Oulan-Bator pour enseigner
des langues étrangères et établir des oeuvres sociales,
la congrégation tout naturellement désignée dans
ce but est Scheut.
Depuis Vatican II, Scheut a procédé à son aggiornamento
en s'internationalisant : les missionnaires sont maintenant, chez les
pères et frères comme chez les surs ICM associées
à Scheut, originaires des Philip-pines, du Congo ou de l'Indonésie
plutôt que des Flandres belges comme précédemment.
Ainsi, après l'ouverture des relations diplomatiques avec le Vatican
le 4 avril 1992, la première équipe scheutiste arrivée
à Oulan-Bator la veille du Naadam (le 10 juillet 1992), est composée
de deux Philippins - le supérieur de la mission, Wenceslao (dit
"Wens") Padilla (né en 1949, ordonné en 1976,
ancien supérieur provincial à Taïwan), assisté
d'un compatriote, Gilbert Sales (né en 1962, en poste à
Hong-Kong où il a appris le cantonnais, ordonné trois mois
avant sa venue en Mongolie) - et un Belge flamand d'âge assez avancé,
Robert Goessens (né en 1928, ordonné en 1954, uvrant depuis
1955 au Japon).
L'implantation de la mission catholique
Les débuts sont difficiles : dans le petit appartement d'un de
ces immeubles tristes de l'époque communiste, que tous les anciens
résidents connaissent bien, les trois hommes doivent s'initier
à une nouvelle langue et à une nouvelle culture avant toute
autre tâche. Leurs premiers paroissiens sont les membres de la commu-nauté
diplomatique, ainsi que deux catéchumènes mongols, vite
intéressés, qui étudient le catéchisme avec
l'aide d'un interprète.
L'émotion que soulève la loi, adoptée par le parlement
mongol le 30 novembre 1993 (publiée le lendemain dans Ardiin
Erkh, l'organe gouvernemental), pour contrôler et limiter sévèrement
les activités mission-naires, est apaisée par l'acceptation
de l'enregistrement de l'église catholique comme une ONG en septembre
1994. Puis le 9 juin 1997, la communauté est enfin agréée
au niveau national comme une Eglise, et cela définitivement ; mais,
signe de l'incohérence adminis-trative de l'époque, le conseil
communal d'Oulan-Bator n'accorde son autorisation de fonctionnement que
pour un an, le 25 juin de la même année !
L'église s'établit peu à peu. Le 15 avril 1995,
durant la veillée pascale, treize Mongols (sept femmes et six hommes),
dont l'âge s'étage entre 18 et 40 ans, sont baptisés,
ayant pour parrains et marraines, des résidents étrangers,
et ils sont confirmés le 21 mai par Mgr Bulaitis, le nonce apostolique
résidant en Corée du Sud, qui joue le rôle d'ambassadeur
du Saint-Siège en Mongolie. Ces néo-chrétiens vont
désormais assister l'officiant durant les services religieux, faire
la lecture des textes bibliques en mongol, collaborer à la traduction
des homélies et du canon de la messe. Le premier enterrement chrétien
est célébré, dans la tristesse, après une
veillée de prières le 8 septembre 1998 : c'est celui d'une
jeune fille atteinte de tuberculose, qui avait été baptisée
à la fête de Pâques de 1997.
La mission est bien visible à Oulan-Bator, depuis qu'elle a fait
construire un vaste immeuble fonctionnel à cinq étages,
à Sansar, dans le quartier de Bayandzürkh, inauguré
solennellement par le nonce apostolique de Corée, le 27 mai 1996.
Sur deux mille m2 habitables, on y trouve les logements des prêtres
et futurs prêtres, des bureaux pour le personnel administratif (des
salariés mongols), des salles de classe, de catéchisme,
de réunion, une chapelle de 50 places mises sous le patronage de
Sts Pierre et Paul, où la messe est célébrée
trois fois par semaine ; enfin, tout un étage est réservé
au nonce lorsqu'il vient de sa résidence habituelle, à Séoul,
visiter ses ouailles mongoles. De la trentaine de religions et déno-minations
non autochtones présentes en Mongolie, la mission catholique est
la seule à avoir jusqu'alors investi aussi lourdement dans l'immobilier
: on parle d'un débours de plus de 10 millions de francs. La question
a été plusieurs fois soulevée : valait-il la peine
d'offrir au catholicisme une vitrine aussi spectaculaire, au risque de
donner alentour l'illusion d'un argent facile ? La réponse, les
néo-convertis la fournissent eux-mêmes : leur motivation
première, si elle a été plus ou moins intéressée
(attrait des cours gratuits d'anglais, d'une ouverture sur le monde extérieur,
d'une distraction dans la grisaille ambiante), s'est épurée
par l'approfondissement de la foi ; et la possibilité d'un dialogue
direct avec Dieu les a conquis. Les missionnaires ajoutent que les conversions
obtenues en milieu chinois par leurs confrères du temps passé
étaient encore plus calculées (il est bien connu que, chez
les Chinois de Mongolie-Intérieure au moins, c'est l'attente de
secours matériels qui a attiré la majorité des catéchumènes)
; pourtant une communauté solide en est issue, une ou deux générations
plus tard, comme l'a montré l'histoire tourmentée du catholicisme
en Chine, des massacres des Boxeurs en 1900 à la Révolution
culturelle des années soixante. Ils expliquent aussi que les besoins
de leur enseignement, de leur catéchèse, de l'adminis-tration
de leurs uvres humanitaires et sociales nécessitaient des locaux
plus appropriés que les appartements exigus d'immeubles locatifs.
Comment sont subventionnés la construction de l'immeuble, son
entretien et le tout-venant de l'aide humanitaire fournie par la mission,
demande-t-on souvent. Les deux principaux donateurs sont, d'une part,
la congrégation elle-même (outre le salaire régulier
de ses membres, elle a fait un don de deux millions et demi de francs
et un prêt d'un million pour le bâtiment) et, d'autre part,
les uvres pontificales missionnaires dépendant d'une instance
vaticane (à part un subside régulier de 190.000 F par an,
elles ont assuré la plus grande partie du financement de la cons-truction
selon un premier devis qui s'élevait à six millions de francs)
. Et bon nombre d'uvres cari-tatives catholiques à travers le monde
apportent leur obole : ainsi l'Aide à l'Eglise en détresse
(AED), qui affichait en 1997 un don de 1673 USD ; en Allemagne, Misereor
et Missio ; la conférence épisco-pale coréenne
et des organisations catholiques du Japon, de Taïwan, etc.
Sur le plan apostolique, le résultat a été, en 1998,
un chiffre total d'une soixantaine de néo-chrétiens et d'une
dizaine de catéchumènes (candidats à la conversion,
encore en préparation).
L'oeuvre catholique dans le domaine social et humanitaire
Les scheutistes cherchent à diversifier leur rôle social.
L'enseignement de l'anglais, qui a été leur première
activité en réponse au vu émis par le gouvernement
mongol en 1991, leur a permis d'élargir leur audience. Quant à
leur action humanitaire, elle se déroule essentiellement parmi
les enfants sans domicile, ceux qu'on appelle "les enfants des rues",
que l'on voit traîner dans Oulan-Bator et se réfugier, par
mauvais temps, où ils peuvent . La mission, aidée de ses
fidèles, tient un centre d'hébergement pour une cinquantaine
d'enfants abandonnés, dans le quartier central de la capitale,
Sükhbaatar ; elle aide aussi un jardin d'enfants (dit "n°
8") dans le quartier de Bayandzürkh, et un centre de réhabilitation
pour handicapés, et elle assure un service de repas chauds à
des jeunes nécessiteux. Les projets incluent un centre de formation
professionnelle et technique ; une sorte de crédit coopératif
afin d'aider, des femmes surtout, à réaliser des projets
de développement, tels qu'ateliers artisanaux ou coopératives
rurales.
Les soeurs, arrivées plus tard sur le terrain, ont elles aussi
à vaincre les obstacles de la langue et des coutumes avant de pouvoir
laisser leur charisme propre s'exprimer comme elles le souhaiteraient.
Les trois surs ICM, venues en 1994, se consacrent aux malades et aux femmes
en difficulté ; les quatre surs Missionnaires de la Charité
(surs de Mère Thérésa), en place depuis 1997, se
vouent aux plus pauvres ; les quatre surs relevant de la congrégation
de Saint-Paul de Chartres, arrivées en 1996, se sont installées
dans la capitale de l'aïmag central (Töv), à une
quarantaine de kilomètres d'Oulan-Bator, à Dzuun-mod, où
elles donnent des cours de couture et de confection autour d'une machine
à coudre, d'informatique, avec un ordinateur, et s'occupent d'un
jardin d'enfants et d'une boulangerie. Enfin, ne frayant pas avec le reste
de la communauté catholique, deux surs de Notre-Dame, c'est-à-dire
de la mouvance intégriste de Mgr Lefèvre interdite par Rome,
sont depuis 1995 dans le quartier de Bayandzürkh où elles
servent une soupe populaire.
L'oeuvre de Scheut en Mongolie connaît un prolongement en Belgique.
Par l'entremise d'une organisation mixte, fondée à Leuven
par Scheut et par l'Université catholique de Louvain (Leuven),
la Fondation Verbiest (Verbieststichting v.z.w.), des médecins
de l'hôpital de la Santé mentale d'Oulan-Bator bénéficient
depuis quelques années d'une collaboration avec les Frères
de la Charité de Belgique septentrionale (i.e. flamande), via l'ONG
"Caraës", afin de s'initier à l'état le plus
récent des connaissances en matière de soins à donner
aux malades psychiatriques : prescriptions en psycho-pharmacologie, diagnostics
psychologique et psychiatrique, amélioration de la qualité
de vie et intégration sociale des handicapés mentaux, travail
en équipe du personnel hospitalier et collaboration avec les familles
des patients, etc. Grâce aux mêmes partenaires belges, des
médecins mongols ont pu prendre part à plusieurs congrès
internationaux ayant trait à la médecine mentale. Des formations
ultérieures sont prévues pour un échantillon plus
large du personnel hospitalier et médical, ainsi que le remplacement
du matériel médical obsolète ; et l'enregistrement
de nouveaux neuroleptiques doit être négocié avec
la firme d'importation Mongolemimpex.
Dans un registre différent, Scheut a permis à deux étudiants
mongols (un garçon et une fille) néo-chrétiens d'aller
en 1997 (et pour deux ans) à Rome étudier la théologie,
en les aidant à obtenir une bourse, à s'installer, à
ne pas souffrir du mal du pays.
Personnalia
Voici quelques informations biographiques concernant les prêtres
et religieuses installés en Mongolie.
Il faut malheureusement commencer par évoquer la mémoire
d'un jeune disparu : Lievin Mukenga Mutombo (1968-1996) était un
séminariste zaïrois d'une grande richesse humaine, sur lequel
la mission fondait des espoirs solides. Arrivé en Mongolie en 1993,
il était diplômé, début 1996, en mongol classique
et maîtrisait bien mongol parlé et langue écrite moderne
et classique. Mais voilà que le 11 mai 1996, en chemin pour le
séminaire des Philippines où il devait recevoir sa formation
finale avant l'ordination, il est mort brutalement sur une plage de Hong-Kong
où il se reposait un moment.
Les prêtres et "frères" (en fait de "frères",
il s'agit de séminaristes non encore ordonnés, et non pas,
comme au temps jadis, d'aides aux missions qui ne briguaient pas la prêtrise),
en poste en Mongolie au premier janvier 1999, par ordre d'âge :
Robert Goessens, 71 ans, Belge (de Flandre-Orientale), enseignant.
Wenceslao Padilla, 49 ans, Philippin, supérieur de la mission
depuis son arrivée en 1992 : congréga-tionnellement, il
dépend de la province scheutiste chinoise ("Sinica")
de Taiwan ; ecclésiastiquement, il est sous la tutelle directe
de l'instance romaine dite "Congrégation pour l'Evangélisation
des peuples" (ancienne Propaganda Fide). A ce titre, il a
pris part au synode d'Asie qui s'est tenu à Rome entre le 19 avril
et le 14 mai 1998 (ce synode où les deux sièges réservés
aux représentants de l'église de Chine populaire sont restés
vides, faute d'une autorisation de sortie, refusée par le gouvernement
de Pékin).
Gilbert Sales, 36 ans, Philippin, prêtre de paroisse.
Raoul Vilanueva, 33 ans, Philippin, non encore ordonné,
comptable et recteur de la mission.
Pierre Kasemuana Kitengie, 33 ans, du Kasaï (région
de la Rép. dém. du Congo), ordonné à Oulan-Bator
le 13 septembre 1998 par le nouveau nonce apostolique de Corée,
Mgr G.B. Morandini.
Philip Borla, 27 ans, Philippin, non encore ordonné, arrivé
en Mongolie en 1997.
Gabriel Tsimanga, Zaïrois, poursuivant un cycle d'études
théologiques à Manille en 1998, après un séjour
en Mongolie (depuis 1994) où il va retourner.
En résumé, la mission se compose, au début de 1999
de quatre prêtres et deux séminaristes - un Belge, deux Philippins,
un Africain.
Les religieuses :
o Soeurs ICM, dites populairement "de Jacht" (pron. yaghd),
"la Chasse", du nom de la terre de leur maison-mère,
à Heverlee près de Leuven (anciennement Chanoinesses missionnaires
de Saint-Augustin, avant leur association avec Scheut en 1963), au nombre
de trois, par ordre d'âge : Nellie Zarraga, 54 ans, Philippine ;
Lieve Stagier, 36 ans, Belge (de Flandre-Occidentale), précédemment
aux Philippines ; Marife Sebiol, 33 ans, Philippine.
o Soeurs de Saint-Paul de Chartres ou SCP, au nombre de quatre, toutes
des Coréennes, qui grâce à leur phy-sique se fondent
aisément dans la population locale.
o Missionnaires de la Charité (MC, surs de Mère Thérésa)
: au nombre de quatre, une Italienne, une Polonaise, une Indienne, une
Bengalie.
o Soeurs de Notre-Dame (mouvement intégriste de Mgr Lefèvre),
en marge des activités de la mission catholique : deux Françaises.
(suite et fin dans Anda 33-34)
Notes
Directeur de recherhe émérite au CNRS, membre du Centre
d'études des Relations Internationales (CERI).
1.
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8.
. L'"Eglise d'Orient" est connue en Occident sous le nom d'"Eglise
nestorienne", un nom qu'elle n'a en fait jamais porté, d'autant
que Nestorius (380-451) n'a pas été son patriarche, mais
celui de Constantinople. Rome l'a appelée depuis le XVe siècle
"Eglise chaldéenne", ou encore "assyrienne".
Les fidèles de cette Eglise, qui sont séparés de
Rome après que le concile d'Ephèse (431) a proclamé
l'unicité de la personne du Christ, de nature à la fois
divine et humaine, se sont réconciliés avec l'Eglise catholique,
lorsque le pape Jean-Paul II et son patriarche Mar Dinkha IV ont signé
le 11 novembre 1995 une déclaration christologique commune. On
trouvera des notices, avec bibliographie abondante, sur le "nestorianisme"
historique dans Encyclopédie de l'Islam, VII, livraison
129-130 (1993), article "Nastûriyyûn" de B. Holmberg,
pp. 1032-1035 de l'édition française ; Encyclopaedia
Iranica, V (1992), notice "Christianity in Central Asia and Chinese
Turkestan", par N. Sims-Williams, pp. 530-534.
. (Pron. Skheut). Sur l'histoire CICM : D. Verhelst & H. Daniëls,
Scheut. Hier et aujourd'hui, 1862-1987, Leuven : Presses universitaires
de Louvain, 1993 (ou version anglaise : D. Verhelst & N. Pycke, CICM
Missionaries. Past and Present, 1862-1987, même éditeur,
1995).
. On trouvera une photo du bâtiment et les explications pratiques
pour s'y rendre à partir du centre d'Oulan-Bator dans une interview
du P. Goessens menée par J. Thevenet durant l'été
1997 : Anda 27, octobre 1997, pp. 10-11.
Cf. Solidaires pour l'évangélisation des peuples,
n° 383, juil.-août 1996, un numéro consacré en
partie à la Mongolie.
. AED Bulletin, juin 1998 : le don est modeste, à la mesure
du petit pays qu'est la Mongolie ; car, dans le même temps, la Pologne
recevait de l'AED 4.803.140 USD, l'Ukraine 4.041.965 USD, la Russie 3.542.632
USD, l'Inde 2.464.016 USD.
. Cf. l'interview du P. Goessens rapporté par J. Thevenet, cité
supra note 3.
. Des médecins de Mongolie-Intérieure, s'occupant de déficients
visuels et d'handicapés mentaux, profitent d'une formation similaire
dans la mesure où le gouvernement de la Chine populaire leur accorde
le droit de voyager à l'étranger.
. Si l'on en croit Mongol Messenger du 17 mars 1995, la mission
aurait subventionné la publication d'un classique de la littérature
populaire mongole, le débat entre l'orphelin et les neuf preux
de Gengis-khan, en mongol et en une traduction française due à
Ts. Sükhbaatar, professeur à l'Université nationale
de Mongolie, en collaboration avec un étudiant en qui il faut voir
le Zaïrois Liévin Mukenga Mutombo, le futur prêtre scheutiste
mort en 1996 (voir infra à son sujet), et là sans
doute s'est bornée la collaboration de la mission, car on n'en
trouve pas mention dans ses bulletins d'information [l'ouvrage en question
est le Cinggis bogda-yin yisün örlügüd-tei önücin
köbegün-ü ceceglegsen sastir, traduit précédemment
en russe par
en forme de queues de chouettes (cliché J. T).
Errata de la Ière partie :
p.2, col. dte, §3, l.3 : chez les pères et les frères
comme chez les surs
id. l.5 : du Congo ou de l'Indonésie
p.4, col. dte., §3, l.2 : en Belgique. Par l'entremise
p.5, col. gche, §2, l.3 : néo-chrétien d'aller en
1997 (et pour deux ans)
id. col. dte., ajouter à la liste des pères et frères
: Gabriel Tsimanga, Zaïrois, poursuivant un cycle d'études
théologiques à Manille en 1998, après un séjour
en Mongolie (depuis 1994), où il va retourner.

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